Startup Cycling | Thomas, 24 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Thomas, 24 ans, qui nous parle de son projet Startup Cycling.


Logo Cycling



« Il y a 8 ans, si on m’avait dit au moment où je passais mon bac S que mon avenir n’aurait absolument rien à voir avec tout ce que je pouvais imaginer à ce moment-là, je ne l’aurai pas cru. Des études de médecine à ma toute première boîte dans l’événementiel en passant par une licence en psychologie et mes premières missions en tant que freelance, rien ne me portait à croire que je serai en train de parcourir le Monde à vélo aujourd’hui, à 24 ans.

Startup Cycling, c’est le nom que j’ai donné à ce projet qui est né dans ma tête il y a un peu plus d’un an, et que j’ai mis en pratique.

« Parti de Bordeaux il y a 9 mois, avec un vélo, 40kg de bagages et 400€. »



Aujourd’hui, quand on parle d’entreprendre, on voit surtout beaucoup de jeunes qui ne croit plus dans un système archaïque au fonctionnement plus que bancal, et qui se disent qu’ils veulent être leur propre patron. Et ça se comprend.


Cycling


J’ai commencé à avoir mes premiers revenus en tant que freelance, complètement par hasard, pendant que j’étais en L2 de psychologie à Bordeaux. On m’a proposé d’aider quelqu’un sur une mission de rédaction de contenu. Rien d’excitant, mais j’ai voulu essayer. Il fallait respecter des contraintes strictes sur la rédaction, et je serai payé à la commande, pas à l’heure.

J’ai bien aimé l’idée, et j’ai vite compris qu’en trouvant des petit hacks pour livrer le travail plus vite, c’est moi qui décidait de mon revenu horaire. Je suis passé de 15€/h à 42€/h, simplement en travaillant plus efficacement.

Après cette première expérience, j’ai pris goût au fait de travailler d’où je veux, quand je veux, de n’avoir aucune contrainte géographique ou horaire à respecter autre que les délais de livraison.

« Je crois que c’est à ce moment-là que j’ai eu le déclic »


4 ans plus tard, fort de plusieurs autres expériences et d’une frustration démesurée à l’idée d’être encore dans ma ville natale 23 ans après ma naissance, j’ai pris une des décisions les plus importantes qu’il m’ait été donné de prendre : partir. Il y a différentes façons de partir. Et moi j’ai décidé de partir avec un vélo, des bagages, un projet, et de quitter tout ce que j’avais à Bordeaux.


Cycling2


L’idée, c’est de traverser le Monde à vélo, depuis Bordeaux et jusqu’à San Francisco, afin de rencontrer les meilleures startups du Monde et d’apprendre d’elles en partageant mes expériences. Aujourd’hui, j’écris ces lignes depuis Miami, après avoir traversé 15 pays en Europe (8,000km).


« Je repars demain sur la route direction New York, ville que je rêve de visiter depuis que je suis tout gamin. »


J’ai construit le projet sous forme d’association, mais je continue de garder mon statut d’auto-
entrepreneur
pour pouvoir travailler quand j’ai besoin d’argent, depuis n’importe où, juste avec mon macbook et une connection internet. Bienvenue en 2016. On vit dans une époque dure, incertaine, mais magique et pleine d’opportunités. On vit dans une époque où n’importe qui qui a accès à internet peut générer des revenus du jour au lendemain et décider de voyager ou d’entreprendre s’il le souhaite.

Et ce n’est pas réservé aux programmeurs ou aux designers. Celui qui se donne les moyens de rechercher sur internet, peut trouver quels sont les "valuable skills" qu’il peut apprendre pour travailler depuis son ordinateur.

Je vis avec moins de 500€/mois, et c’est largement suffisant. J’ai décidé d’adopter un mode de vie où je ne paye jamais pour être hébergé (tente, couchsurfing, warmshowers, les opportunités ne manquent pas), et où mes seules dépenses vont dans la nourriture et les réparations du vélo si besoin.

Je ne saurais même pas quoi faire si je gagnais 1000€/mois. Je suis libre d’utiliser mon temps comme je le souhaite, d’aller où bon me semble, d’avoir tout ce dont j’ai besoin sur moi. Je « travaille » moins de 10h/semaine, et je pense que c’est plus que nécessaire.

Aujourd’hui, créer sa boîte c’est super à la mode. Mais, alors que n’importe qui pourrait éventuellement le faire, beaucoup se concentrent sur l’idée qu’ils ont de créer une boîte et d’être leur propre boss. C’est du bullshit. Ce qui compte avant tout, c’est de décider de ce qu’on veut faire. Et ensuite, si ça implique de créer une startup, alors on crée une startup.


« Il y a 5 ans, j’écrivais dans mon tout premier carnet que je rêvais de parcourir le Monde »


Aujourd’hui, Startup Cycling est un moyen pour moi de réaliser ce rêve, tout en apprenant plus sur l’entrepreneuriat et en menant des side projects en même temps. Les mecs qui se disent « moi je veux devenir entrepreneur » sans avoir d’idée précise de ce qu’ils veulent faire n’arriveront pas à grand chose. Etre entrepreneur est un moyen, pas une fin. C’est un peu comme ceux qui se disent qu’ils veulent être millionnaire. Ok, mais pour quoi faire ? L’argent aussi est un moyen, et non une fin.

C’est pour ça que Crème de la Crème est un projet intéressant. Ca permet à des étudiants de se faire de l’argent par eux-même en produisant quelque chose. C’est une bonne première étape pour goûter à l’indépendance. Est-ce que je créerai une startup sur la route ? Peut-être. Ou peut-être pas. Mon objectif est avant tout de voyager pour apprendre, évoluer, et être plus conscient du Monde dans lequel on évolue.

Ce qui est certain, c’est que le Monde évolue bien plus vite que ce qu’on imagine. Les règles changent, mais les institutions stagnent. Ceux qui s’en sortiront le mieux demain sont ceux qui ont une véritable capacité d’adaptation à leur environnement. Et pour s’adapter, il faut faire des nouvelles choses. Agir différemment. Expérimenter. Prendre des risques. Et se remettre en questions pour évoluer au fil de ces expériences.

Pour moi, ce qui a fait la différence quand j’étais étudiant, ça a été de saisir cette première opportunité de travailler pour moi-même. Crème de la Crème n’existait pas il y a quelques années, mais je crois que si ça avait été le cas, je m’y serais sûrement intéressé de près au lieu d’avoir à attendre qu’une opportunité me tombe dessus ! »



Rédigé par Thomas Despin
thomas@startupcycling.co
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