Smart Pap | Vincent, EDHEC, 21 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Vincent, 21 ans, étudiant à l'EDHEC, qui nous parle de Smart Pap.


Logo Smart

« Si j’avais un conseil à te donner : crée ta boite, qu’importe le projet et ses résultats, tu apprendras bien plus qu’en 5 ans d’études.

Je m’appelle Vincent, j’ai 21 ans, et dès mon entrée à l’EDHEC, j’ai décidé de lancer Smart Pap. C’est une appli sympa de soutien scolaire « à la demande » qui propose aux familles de faire intervenir, chez elles, le meilleur prof du quartier dans la journée ! L’adaptation d’un business model innovant, populaire, voire même hype, à un secteur des plus traditionnels : l’éducation.

Cette idée me trottait dans la tête depuis mon adolescence en Seine-Saint-Denis, je l’avais imaginée à la fin de ma Terminale, testée en parallèle de mes années de classes préparatoires mais je n’en avais jamais parlé à personne. Non pas par peur que l’on me vole le concept, mais surtout puisque l’ensemble n’était pas parfaitement ficelé et qu’il est toujours difficile pour un entrepreneur de faire son coming out !


« Mes proches n’en avaient pas connaissance il y a encore quelques mois, ce fut ma première erreur »


Heureusement, mon ami d’enfance Maximilien m’a rapidement rejoint, suivi de Valentin et Mathieu : deux étudiants ingénieurs d’un professionnalisme incroyable. Ils m’ont tous apporté une vraie expertise technique qui a su donner vie à Smart Pap, retravaillant avec moi le projet dans ses moindres détails. Ils ont surtout créé un cadre humain et solidaire sur lequel nous pouvions nous appuyer pour monter ce qui était maintenant devenu notre société, notre entreprise.



Portrait



Depuis une expérience bénévole dans le centre social d’une cité de Villemomble, là où j’ai toujours vécu, j’ai remarqué que les élèves ont des difficultés scolaires très ciblées. Si elles ne sont pas traitées rapidement, c’est l’ensemble du mécanisme d’apprentissage et de raisonnement qui est bloqué. Le problème se généralise, alors, à toute la matière. Il fallait donc qu’un enseignant intervienne rapidement sur ces besoins très ponctuels (ce qu’aucune solution de soutien scolaire ne proposait jusqu’ici). Smart Pap est donc notre solution. Depuis, de nombreux parents d’élèves nous contactent de toute la France pour connaitre la date de lancement dans leur ville : difficile de se prononcer, mais promis ! Début mars pour Lille, ce sera la version bêta déterminante !


« Smart Pap, c’est aussi donner une apparence plus sexy aux cours privés. »


Les familles commandent leur Pap’ (nos super profs) depuis la Pap’Monde (carte où tous nos Pap’s sont géolocalisés), le tout sur une belle application iPhone, Android, ou encore le site internet Smartpap.fr. Nos élèves peuvent commander leur Pap’ quand et où ils le veulent, avec la meilleure des expériences utilisateur. En fait, dès la conception du service, nous avons tous les quatre souhaité que la réservation de nos profs soit un plaisir !

Jeune étudiant en droit des affaires et en management, j’ai alors été progressivement jeté dans ce monde à part qu’est l’entrepreneuriat : confronté à ses promesses et ses exigences. Impossible de ne pas s’impliquer à 100% dans son projet quand le défi est de cette taille : constituer un réseau assez dense de professeurs pour couvrir toute une ville, dans toutes les matières, à toutes les heures ! Pourtant Smart Pap est déjà bien engagée : vous êtes les premiers à le savoir, chers lecteurs, nous avons reçu plus de 300 candidatures de Pap’s, nos professeurs lillois, en 2 semaines, et en avons sélectionné 150 pour le lancement de la bêta.


Toutefois, la crédibilité est le plus grand enjeu de réussite d’un projet entrepreneurial, surtout lorsqu’il est mené par un étudiant. Chez Smart Pap, le recrutement des professeurs a donc, par exemple, été un vrai défi : nous avons évalué les candidats par un test de niveau dans chaque matière, nous leur demandons également leur CV et examinons leurs antécédents judiciaires. Ces intervenants sont les premiers (et, en fait, les seuls) ambassadeurs de notre marque : nous avons voulu qu’ils soient les meilleurs.

Voici beaucoup de grands mots, jeunes que nous sommes, mais vers quoi tout cela va-t-il nous mener ? Nous voulons voir Smart Pap partout en France ! Après notre test à Lille, nous dupliquerons ce modèle « très smart » en région parisienne et dans les autres grandes villes françaises. Agrandir l’équipe, lever des fonds, diversifier notre offre, mais surtout…prendre du plaisir !


« Voilà le vrai sens de toute cette aventure. »


Je finirai sur ce point : pour monter son entreprise, il faut tout prévoir dans les moindres détails, en sachant que rien ne se passera comme on le souhaite. Cela a été le plus dur pour nous ! Accepter que nous ne pouvions penser à tout, ni tout savoir, accepter l’imperfection, l’oubli, la distraction, mais tout prendre sur nous pour qu’une personne, la plus importante, reste épargnée et profite de son expérience Smart Pap : notre client. »



Rédigé par Vincent Babin
contact@smartpap.fr
Page Facebook Twitter