Happily | Alexandre, EM Lyon, 22 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Alexandre, 22 ans, étudiant de l'EM Lyon, qui nous parle de sa startup Happily !


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« Après plusieurs stages en start-up, je suis actuellement en master entrepreneuriat à l’incubateur de l’EM Lyon, pour développer le projet Happily avec mon co-fondateur Clément. Notre mission est claire : rendre la santé mentale accessible à tous. Nous commençons avec un programme en ligne de 4 mois pour surmonter l’anxiété sociale. Mais qu’est-ce que l’anxiété sociale ? C’est une peur irrationnelle d’être jugé ou ridiculisé, qui se traduit par la crainte des évènements sociaux comme les soirées. C’est une problématique que l’on retrouve très souvent en école de commerce, où l’extraversion est reine. Je suis certains que plusieurs d’entre vous ont déjà refusé une soirée à cause de l’anxiété.


« Hors de question pour moi de créer un projet qui n’a pas un sens profond »


Cela fait plusieurs années que je veux me lancer dans l’entrepreneuriat. . En novembre dernier, alors que je me perds une fois de plus sur Facebook, c’est le déclic : je tombe sur un post présentant des thérapies américaines en ligne pour surmonter l’anxiété sociale. À cet instant, Happily est né, avec l’idée d’importer le modèle de ces thérapies en France.


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Dans la foulée, je commence à parler du projet sur les réseaux, car je recherche activement un génie du développement pour m’aider à créer la plateforme pour Happily. Je fais alors une super rencontre avec Clément, qui est arrivé à l’EM un an après moi. Il a appris à coder en autodidacte et la mission d’Happily lui tient à cœur.

On s’entend bien, on commence à travailler ensemble et on décide de s’associer. En janvier, on lance une version bêta du programme avec 100 personnes. Les premiers retours sont positifs, les utilisateurs se déclarent plus sereins après avoir suivi le programme. Depuis le 23 mars, la version officielle d’Happily est disponible. Le programme est basé sur la Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC), qui est la thérapie la plus utilisée par les psychologues pour soigner l’anxiété. Elle se matérialise sous la forme d’activités de 10 minutes par jour, que vous pouvez suivre où vous voulez, quand vous voulez.


« Le but : challenger vos pensées négatives ! »


Elle vous permet de vous exposer petit à petit aux situations qui vous font peur et de méditer pour développer une plus grande maitrise de vous-même. Une étude de l’université de Linpoking vient d’ailleurs de prouver l’efficacité des TCC à distance : en seulement 9 semaines, 30 utilisateurs qui suivaient une TCC en ligne ont réduit la taille de leur amygdale, la région du cerveau responsable de l’anxiété.


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En créant Happily, nous partons d’un constat simple : environ 1 personne sur 10 souffre d’anxiété sociale, mais très peu savent comment se soigner. Le marché des psychologues est opaque et la plupart des thérapies coûtent cher. Heureusement le monde a changé : le digital permet de rendre les thérapies accessibles au plus grand nombre. Avec Clément, notre rôle n’est donc pas d’inventer des thérapies, mais de les digitaliser, à travers une expérience utilisateur agréable. Le business model est simple. Après un essai gratuit, la thérapie est accessible dans son intégralité pour 29,99€.

Bien sûr, il a été difficile de lâcher nos projets en cours pour nous consacrer entièrement à Happily. Surtout lorsque l’on voit ses amis partir en stage et être bientôt diplômés, parfois le soir on se dit : « Et si le projet échoue, je fais comment demain ? ». Mais notre passion pour le combat derrière Happily l’a emporté. En fait, on crée Happily car en France une croyance toxique perdure : « Prendre soin de son mental, c’est être faible ». Nous, on s’oppose à ce mode de pensée.


« Prendre soin de son mental, c’est devenir meilleur »


L’accès au bien-être mental est un droit, pas un privilège. Nous croyons en un monde où l’on prend soin de son mental aussi facilement que de son physique. C’est pour cela que nous avons de grandes ambitions avec Happily : nous commençons avec l’anxiété sociale car c’est un sujet que nous connaissons bien, mais nous voulons ensuite apporter des solutions pour d’autres problèmes comme l’anxiété généralisée ou la dépression.


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Si je devais dire une chose à ceux qui hésitent à se lancer, ce serait « Done is better than perfect ». On a tous des idées en tête, mais on attend le timing parfait pour les mettre en place. Or le timing parfait n’existe pas. Du coup, on enchaîne les stages et on se retrouve embarqué dans une carrière qui ne nous satisfait pas forcément. Bien sûr, la réflexion est confortable, mais c’est le jour où l’on commence à exécuter que les choses sérieuses commencent. Est-ce que cela veut dire que « l’idée n’est pas importante », comme on l’entend souvent ? Je ne pense pas, car si l’on s’obstine avec une mauvaise idée on n’ira nulle part. Cela veut simplement dire qu’une bonne idée sans exécution n’a aucune valeur.

Mais avant d’exécuter, comment trouver une bonne idée ? Je pense que l’une des plus belles choses que l’on puisse faire en entrepreneuriat est de résoudre un problème personnel : je connais l’anxiété sociale depuis plusieurs années et grâce à Happily les choses s’améliorent. Donc vous pouvez essayer de résoudre un problème personnel. Il est probable que d’autres personnes qui vous ressemblent connaissent le même problème et soient intéressées par votre solution ;)

Si vous n’osez pas vous lancer, l’important est d’agir pour créer des opportunités : vous pouvez commencer par effectuer des missions sur Crème de la Crème. Les professionnels que vous rencontrerez vous apporteront expérience et inspiration.

Take Care,



Rédigé par Alexandre Perrier
Happily
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