La révolution Blockchain


Certains la comparent à internet. Les débuts de cette technologie connaissent en tout cas de nombreuses similitudes! ll y a quelques mois, la blockchain, technologie à l’origine de la monnaie numérique Bitcoin, était encore inconnue. Elle est aujourd'hui au centre de l'attention de tous les acteurs du monde de la finance.
Les banques, les assureurs, les notaires se demandent tous si cette complexe technologie ne va pas faire exploser une partie de leur métier. En 2015, seulement 480 millions de dollars ont été investis dans la Blockchain, mais il s’agit de la même somme que celle investie dans Internet en 1995! Bien au-delà du monde de la finance, la technologie Blockchain aurait de nombreuses applications dans divers domaines. Explications de Blockchain France.



Mais alors c'est quoi la Blockchain?

Comme l’explique le site Blockchain France, la blockchain ou “chaine de blocs” en français est une technologie de stockage numérique et de transmission à coût minime, décentralisée, et totalement sécurisée.


« Concrètement, il s’agit d’un livre de compte -un registre- contenant la liste de tous les échanges effectués entre les utilisateurs de cette blockchain depuis sa création. »


Ce registre est décentralisé, c’est-à-dire stocké sur les serveurs de ses utilisateurs, et fonctionne sans intermédiaire, éliminant donc les frais d’infrastructure. Il constitue un historique infalsifiable des échanges, étant conservé et mis à jour en temps réel indépendamment par tous les utilisateurs.


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Pour hacker ou manipuler ce registre, il faudrait donc avoir accès et modifier au même moment des dizaines de milliers de bases de données indépendantes les unes des autres — un exploit techniquement impossible. Des utilisateurs valident chaque transaction grâce à un processus transparent prévenant toute manipulation. Ils vérifient par exemple, grâce au registre, que l’expéditeur est bien propriétaire de ce qui est envoyé, et que le récepteur des données est le correspondant adéquat. Des groupes de transactions validés sont finalement inscrits au registre, sous la forme d’une chaine de blocs inaltérables : la blockchain.

Comment ça marche?

Pour les plus curieux, voici comment ça marche. Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token (jeton) programmable. Le Bitcoin est un exemple de monnaie programmable.
Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et constitue en la résolution de problèmes algorithmiques... Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau. Ce processus prend un certain temps selon la blockchain dont on parle (environ une dizaine de minutes pour le bitcoin).
Vous n'avez pas compris? Voici un schéma qui vous parlera peut-être:


Blockchain

Ok, mais à quoi ça sert?

Bon, même si ça reste flou pour vous, retenez seulement que la blockchain pourrait impacter une multitude de domaines: les données médicales, les élections et référendums en ligne, les brevets industriels, les titres fonciers, les objets connectés…

De nombreux projets commencent déjà à éclore. Ainsi dans l’éducation, face à la recrudescence des faux diplômes et CV truqués, la jeune startup Bitproof propose d’assigner à chaque diplôme une clé unique dont le numéro est crypté dans une blockchain, rendant de fait impossible les fraudes aux diplômes.
La blockchain pourrait également révolutionner l’industrie musicale, en accordant aux morceaux une identification unique permettant un réel contrôle par leurs auteurs.
En gros, la Blockchain va vous empêcher de tricher!


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Globalement, on peut classifier l’utilisation de la blockchain en trois catégories:

  • Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…)

  • Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des objets et des actifs.

  • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.


« De façon générale, des blockchains pourraient remplacer la plupart des « tiers de confiance » centralisés (métiers de banques, notaires…)»




Cette technologie est-elle sans failles?

Le principe de la technologie blockchain est d’être décentralisé et donc d’empêcher l’instauration d’un contrôle supérieur et centralisé. La blockchain pourrait donc être utilisée pour des activités illégales, comme le font déjà les trafiquants de drogue avec le Bitcoin.



Rédigé par Crème de la Crème et Blockchain France