Seed-Up | Paul, ESSEC/Centrale, 24 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Paul, 24 ans, étudiant à l'ESSEC et à Centrale, qui nous parle de sa start-up Seed-Up !


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« De l’extérieur, un pavillon de banlieue sud Parisienne comme les autres, qui passerait presque inaperçu si ce n’était pour ses grandes fenêtres encore éclairées, à des heures où le voisinage est déjà endormi. Passé le seuil de la porte, on entre dans une autre dimension, un autre concept :


« Seed-Up, la première véritable hacker house de France.»




maison


Une quoi ?? Une hacker house, c’est un phénomène étroitement lié à la Silicon Valley, les start-ups et le constat que les modes actuels de travail (bureaux traditionnels) n’étaient plus adaptés ni à notre génération ni au monde de la tech et du numérique.

En 2013, Andy Rebele est le cerveau derrière la première «maison io». Après avoir discuté avec des amis, il souhaite regrouper dans une même maison des gens intéressants.


« Le concept repose sur le fait d’avoir une maison dans laquelle différentes personnes de différents univers partagent leurs passions et connaissances de la technologie. »



Habitué à l’achat et la vente de maison à Seattle, il veut tenter une autre manière de faire vivre une maison que de la vendre. Il prend donc alors une maison avec une position stratégique, à côté de pôles d’innovations et rentabilise rapidement son investissement.
Les hacker house ont plusieurs formes : certaines sont liées à un seul projet (la villa du film The Social Network), d’autres sont des espaces de vie communs sans interactions particulières entre les occupants, enfin certaines se distinguent en proposant de véritables modèles d’entreprises fondés sur ce concept mêlant technologie et créativité.

De mon côté, j’ai toujours été attiré par l’entrepreneuriat. J’ai monté une première petite entreprise à 18 ans, puis deux autres par la suite quand je suis entré en école de commerce. Intéressé par le domaine des nouvelles technologies, j’ai alors décidé de rejoindre une école d’ingénieur pour développer des compétences techniques. C’est là-bas que j’ai commencé à entrevoir la valeur ajoutée du mélange des compétences.
Un jour j’ai décidé par curiosité de participer à un hackathon, une compétition mélangeant tous les profils où des équipes se forment pour concevoir en 48h un prototype sur un thème donné. Je n’avais jamais été aussi impliqué dans un projet.


« C’est à partir de ce jour que j’ai eu ma confirmation : je voulais être entrepreneur dans le domaine des nouvelles technologies. »



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Il me manquait plus que deux choses : des associés et un coup de pouce.
Ce coup de pouce je l’ai eu en rencontrant Benjamin Poilve, avec qui je me suis rapidement entendu. On s’est très vite penché sur le domaine de la diffusion sonore. On avait deux objectifs : rendre la diffusion de la musique simple et briser les systèmes propriétaires hors de prix. Notre premier projet était né : on voulait une solution pour pouvoir synchroniser les téléphones, les ordinateurs et même toutes enceintes (avec un module ou simplement en branchant un téléphone en jack-to-jack). Rapidement confrontés à des difficultés de programmation, j’ai recontacté un ancien partenaire de hackathon, un petit génie du code du nom de Robin Lambertz.
Le problème quand on est une équipe qui fonctionne, c’est que chaque jour une nouvelle idée apparaît. Un jour j’ai donc appelé Benjamin, et je lui ai demandé : « est-ce que tu me fais confiance pour un projet complètement fou ? ». Il a répondu « oui ».



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Une semaine plus tard on visitait une grande villa, et je lui présentais mon projet : rassembler un maximum de talents dans cette grande villa et mener tous ces projets de fond. On avait des valeurs et des opinions convergentes : le mélange des compétences est la clé, se lancer est toujours une bonne idée, l’âge ou l’école importent peu (nos seedeurs ont développé la plupart de leurs compétences en dehors de l’école, nous cherchons avant tout des talents), et c’est quand même plus sympa de travailler pour et avec des gens que l’on aime bien.
Ainsi en Décembre dernier on emménageait à trois dans une villa bien trop grande pour nous. Puis on a été rejoins par une personne, puis deux, puis des poules. Puis les poules ont fait des œufs et là on avait beaucoup plus d’arguments pour recruter et on est aujourd’hui 10.
Pour l’instant on alterne entre projets IT externes et nos projets. Le but est de réduire le nombre de projet externes et de se concentrer sur nos projets internes.


« Nos projets internes touchent à des sujets aussi divers que la synthèse vocale, la synchronisation d’enceintes ou encore la reconnaissance d’images. »


Vous pouvez retrouvez ceux-ci dans la page « projets » sur notre site.

Aujourd’hui, le champ des possibles est immense. D’une semaine à l’autre tout change. Je rencontre des gens incroyables, je travaille sur des projets innovants et dans lesquels je crois, je travaille avec 9 personnes et je pense que ce modèle de travail est particulièrement viable et intéressant à un moment où l’emploi des jeunes est un sujet clé.


Rédigé par Paul Poupet
Seed-Up
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