Portrait | Je suis devenu entrepreneur et j'ai découvert un autre monde

Chaque mois, on donne la parole à un(e) étudiant(e) freelance Crème de la Crème ! Ce mois-ci c'est Pierre Boullier, étudiant à l'Institut catholique de Paris qui nous raconte son parcours, ses compétences, ce que lui ont apporté ses missions Crème de la Crème et ses petites habitudes en tant que freelance !




Nom : Pierre Boullier
École : Institut catholique de Paris
Compétences : Growth hacking, Community Management, Communication digitale, Stratégie de communication




Hello Pierre ! Alors raconte-nous, pourquoi t’es-tu inscrit chez Crème de la Crème ?



Réseau, réseau, réseau...

Comment as-tu découvert Crème de la Crème ?



Forcément je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un...

Quel est ton parcours académique ?



La réponse un peu « old-gen » : je fais mes humanités. La réponse sincère : Je n’ai pas trouvé de formation pour les métiers que je pourrais faire et qui n’existent pas encore. Donc j’apprends à apprendre. En ce moment c’est économie, politique et socio. Mais je ne suis qu’en troisième année. La suite ce sera probablement de la gestion.

Tes compétences, tes spécialités, tes passions ?



Je suis un digital addict. Il y a 5 ans j’ai lancé un blog, Young and Connected, sur lequel je publiais des conseils en E-reputation et en Community Management. C’est aujourd’hui devenu mon auto-entreprise et la vitrine de mes différents services. Par ailleurs, depuis l’âge de 18 ans j’ai la chance d’intervenir régulièrement au sein du séminaire Master 2 digital RH de l’ESCP et du Cnam créé par Cécile Dejoux et Emmanuelle Léon.

Suite à cette rencontre, Cécile Dejoux m’a confié depuis 2 ans le marketing digital du MOOC Du Manager au Leader qui est aujourd’hui le 1er MOOC de France. J’ai également co-fondé Sciences piste à domicile, une prépa au concours Sciences Po Paris par ses étudiants.

Pour ce qui est de mes passions : la musique, j’en produis un peu d’ailleurs. Sinon, je fais du tennis depuis que je suis tout petit. Quant à mes inspirations : Elon Musk, les vlogs de Casey Neistat et le Snapchat de Gary Vaynerchuk.

Selon toi, en quoi réaliser des missions freelance en tant qu’auto-entrepreneur est-il différent d’un stage ? Et que penses-tu des avantages pour l’entreprise ?



J’ai commencé par faire quelques stages pour mes premiers pas et j’ai réalisé que mes compétences, le marketing digital, la formation aux réseaux sociaux, le conseil en stratégie de communication, étaient très demandées. Je suis alors devenu entrepreneur et j’ai découvert un autre monde. Celui de l’autonomie, de la responsabilité... J’ai appris à faire des propositions commerciales, des devis, des déclarations fiscales... Gérer des clients parfois difficiles, me battre pour me faire payer... Une excellente école pour compléter ma formation théorique. En bref, j’apprends à travailler.
Les entreprises avec lesquelles j’ai collaboré apprécient de pouvoir faire entrer un regard frais, extérieur, parfois un peu naif, mais toujours disruptif ! C'est une façon pour eux de faire entrer un étrange membre de la trop célèbre secte des « GenY » dans leurs rangs, sans prendre trop de risques. Lorsque j’interviens auprès des étudiants de Master 2, c’est mon côté autodidacte qui attire et sans doute interroge ces diplômés de grandes écoles. Mon âge et mon peu d’expérience en entreprise sont même parfois un atout majeur. Lorsque j’ai réalisé mon étude sur la présence des syndicats sur les réseaux sociaux pour l'Observatoire des RSE, c’est cette absence de préconçu qui était attendue.

As-tu des conseils à donner à des futurs étudiants freelances ?



D’abord, cela ne coûte absolument rien de devenir auto-entrepreneur et c’est très facile. Le dossier en ligne se remplit en une heure, la demande d’ACCRE ne prend pas beaucoup de temps (quand on ne rate pas le coche). En bref, administrativement, c’est loin d’être l’enfer. Plus vous êtes entourés mieux c’est. Avoir autour de soi des étudiants qui se lancent aussi c’est l’idéal. On a toujours besoin d’aide pour sa première « propale », sa première facture...

Le plus dur c’est souvent de « se vendre » et de fixer un tarif à sa prestation. La négociation avec un client c’est toujours délicat. Etre conseillé à ce moment là, je pense que c’est indispensable.

Quelle a été ta meilleure mission chez Crème de la Crème et pourquoi ?



J’ai beaucoup aimé ma mission de formation pour Bebym. L’idée était de former cette make-up artist à développer sa présence sur Facebook et Instagram en lui donnant des conseils et des best practices pour produire des contenus plus qualitatifs. C’est toujours intéressant de devoir s’adapter à un domaine qu’on ne connaît pas.

Est-ce que tu as des petits rituels quand tu travailles ?



Mon casque ou mes écouteurs me sont quasi vitaux. Que ce soit mon Soundcloud ou Spotify, j’écoute de la musique en permanence. Et puis, je suis rarement sans un Coca. Certains c’est le café, moi c’est à peu près n’importe quel soda bien sucré ! En revanche, je fonctionne assez peu avec les To-Do list et agendas bien tenus, je préfère Slack quand je travaille en équipe pour ma startup et pour le reste, Siri est mon assistante préférée.

Tu travailles en général de chez toi ?



J’aime énormément bosser la nuit. Donc je le fais souvent depuis chez moi. Je trouve que tout est plus calme, les notifications s’arrêtent un peu, je me sens plus productif et plus concentré sur ce que je fais. Coca oblige. Cela me laisse la journée pour étudier, rencontrer/appeler mes clients, produire ma musique et gérer ma startup... Multi tasking de l’extrême.

Selon toi, pourquoi les digital natives sont le futur du freelancing ?



Je dois avouer que je suis très dérangé par cette appellation de « Gen Y ». Je préfère Michel Serres qui, dans « Petite Poucette », nous décrit comme une génération qui a le savoir entier de l’humanité dans les mains et qui a pour mission de tout reconstruire, de tout réinventer. Rien que ça ! Cette ambition qu’il a pour nous est peut-être la clef pour comprendre le nouveau modèle de société qui se propose à nous tous (pas seulement les moins de 25 ans) et ne peut
surement pas être réduit à une simple lettre.
Faire le pari de la jeunesse au sein d’une entreprise c’est faire appel à un regard complètement neuf
C’est mettre ses méthodes, son organisation, sa philosophie à l’épreuve de la disruption.
En somme, c’est accepter d’avoir un nouveau regard sur ce que l’on fait.
On peut être digital creative sans être digital native.

Quels sont tes projets, ton ambition ?



Devenir milliardaire pour faire plaisir à Emmanuel Macron.

Une devise de fin ?



« One apple a day keeps the doctor away... As long as you aim well » Winston Churchill



Rédigé par Pierre Boullier
Etudiant à l'Institut catholique de Paris
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