Save | Damien, EBS, 25 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Damien, 25 ans, ancien étudiant à l'EBS, qui nous parle de sa start-up à la croissance vertigineuse Save !


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« J’ai grandi à Paris (Saint Cloud) où j’obtiens le BAC avec un an de retard. Ayant un mauvais dossier, je choisis de faire ce que je peux faire de mieux dans mon cas: une école de commerce à prépa intégrée. C’est le meilleur programme qu’on puisse faire pour monter sa boite. On parcourt toutes les grosses matières d’un business: finance, communication, marketing, droit, RH, Comptabilité. Tu fais des présentations tout le temps. Durant ces 5 ans tu (penses que tu) comprends la façon dont un business tourne. C’était mon entrée dans le monde de l’entreprise.

J’ai toujours été quelqu’un de très actif. Depuis 17 ans j’ai toujours eu des jobs étudiants en plus de mes études. A partir de 19 ans, en plus des cours et des jobs, je me suis ajouté une troisième activité. Je travaillais comme promoteur/organisateur en boite de nuit. Pendant ma deuxième année d’école de commerce, avec 30 amis de promo, on a crée le BDE (Bureau des Elèves). On a réalisé plus de 650K de CA sur l’année. Ca nous prenait beaucoup de temps et ça m’a bien lancé dans l’entrepreneuriat.


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Ma troisième année d’école s’est déroulée entièrement à l’étranger (Shanghai puis Madrid). J’ai dû arrêter tout ce que je faisais en dehors des cours. c’était un peu dur de quitter Paris et de partir en lâchant tout ce que je faisais. A Shanghaï on avait environ 20h de cours par semaine et jamais de devoir à la maison. Je sais pas si vous vous rendez compte de la frustration que j’ai vécu en arrivant en Chine.

A Paris, je travaillais minimum 12h par jours avec plein de choses différentes, et ça s’est arrêté net. Je m’ennuyais à mourir. Je devais trouver des choses à faire. J’ai pris du temps pour moi et “sur moi”. J’ai commencé à faire du sport tous les jours. J’avais le temps de réfléchir à ce que je voulais faire quand je rentrerai à Paris. Je suis à peu près sûr que c’est pendant cette période que j’ai vraiment décidé de créer ma société.
De retour en France pour ma 4ème année. Je me suis lancé.

« Quand j’avais 16 ans, mes amis faisaient du baby sitting, moi je faisais de la réparation d’ordinateurs pour les amis, la famille et le voisinage. »



C’est donc quelque chose que je faisais depuis longtemps. J’ai donc naturellement reproduit ce que je faisais quand j’avais 16 ans avec une opportunité fiscale importante car ça rentrait dans le service à la personne et, de ce fait, on facturait avec une TVA à 5,5% et la moitié des interventions étaient déductibles des impôts pour les particuliers.


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Au départ, c’était surtout pour avoir une nouvelle activité pendant mes études. J’avais vraiment commencé en me disant que je ne gagnerai pas d’argent. Juste pour voir comment ça marchait de créer une boite. Pas d’argent investit, juste pour se faire plaisir. Attitude: “rien à perdre”. Puis rapidement j’ai trouvé des clients et ça a commencé à devenir sérieux.

« Notre vision long terme, c’est de pouvoir réparer n’importe quel objet connecté dans le monde, dans la journée. »



Au départ, Save c’est une entreprise qui fait de la réparation de smartphones et de tablettes. Mais on va donc rajouter de plus en plus de produits à notre catalogue : applewatch, ordinateurs portables, bracelets connectés, balances connectées, … On assiste à une montée en puissance des objets connectés. Nous pensons que le smartphone est la première interface un peu hardware que l’on a avec soi. On parle même d’organe externe. On peut vivre sans pas mal de choses mais on ne peut plus vivre sans son smartphone. Nous pensons que c’est une première porte d’entrée et qu’en 2020 il y aura 40 milliards d’objets connectés circulant.


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Au cours de mon parcours. J’ai rencontré des gens incroyables. Je dis “incroyables” parce que je n’ai pas trouvé d’autres mots plus forts pour l’exprimer. Sans elles, Save serait une boite normale et non pas le succès d’aujourd’hui.

D'abord il y a eu Romain Peugeot, qui a apporté la toute première pierre à l’édifice. Quand j’ai décidé d’ouvrir une boutique de réparation de téléphone fin 2012. J’avais peu d’options. Je ne suis pas issu d’un milieu familial aisé. Je n’avais pas d’argent et pas de revenus. J’avais déjà lutté pour obtenir mon emprunt étudiant donc impossible d’emprunter quoi que ce soit à la Banque.
J’ai donc cherché une autre source de financement. Je suis allé chez lui et je lui ai raconté le projet. Il y a plein de raison de croire en un projet. L’ambition, la passion, l’exécution… Je ne sais pas ce qui a plu à Romain. L’amitié, la volonté, la détermination. Je ne sais pas ce qui a fait qu’il ait investi dans ma société. Dans la boite d’un jeune de 21 ans encore en 4ème année d’école de commerce, fêtard, sans la moindre expérience dans le vrai monde de l’entreprise.

« Une fois l'aventure commencé, je me suis vite retrouvé avec 25h de cours par semaine, 2 salariés, des comptes-professionnels sous contrat et un téléphone portable comme seul service client. »



Lourd en gestion et en opérations. Comment arriver à sortir la tête de l’eau, pour penser, prévoir, construire, networker? Comment construire une boite plus en profondeur quand on se fait totalement happer par le quotidien?
J’ai ma réponse, Geoffroy Mercier.
Mon ami, bienveillant, d’une honnêteté sans faille, souriant, humble, conciliant. Comment tomber quand on est soutenu par des gens comme ça?

Il y a aussi Amaury Dumont, monsieur réseau, qui accompagne Save avec une audace incroyable. Hugo Saias qui a fait un travail exceptionnel en Suisse, le deuxième pays où nous nous sommes implantés. Cyril Montanari, Jean de la Rochebrochard et toute la team de The Family.


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Je suis fier de pouvoir dire qu'au 1er janvier 2015, SAVE c'était 25 personnes. Au 31 décembre 2015, soit 1 an plus tard, c'est 420 personnes !

On assume d’avoir créé le leader de la réparation des smartphones en France en moins d’un an.
On assume d’avoir l’ambition de déployer Save à un niveau mondial en quelques années.
On assume de créer un futur empire technologique depuis la France et depuis Paris.
Et aujourd’hui… et bien, on trace notre route.

« Je reste convaincu qu’il n’y a pas de meilleur moment pour monter sa boite que quand on est étudiant. »



Qui peut se permettre de monter sa boite “pour rigoler”?
On a pas vraiment besoin d’argent pour vivre. Pas de risques. Les choix qu’on fait sont vraiment les nôtres et ils n’ont que peu de conséquences. Comparez une seule seconde avec un homme de 35 ans avec 2 enfants qui quitterait son job pour réaliser son rêve. vous croyez vraiment que lui il peut monter sa boite “pour rigoler”?
Ce qui est super agréable aussi, c’est qu’on peut choisir sa boite comme sujet pour l’ensemble de ses projets de l’école. On bénéficie de l’aide de ses profs pour affiner son projet. Après tout, ce sont des professionnels dans leur secteur. La business school devient vite un incubateur pour le porteur de projet. Après tout on a jamais assez d’avis et de feedback au cours de son aventure (ça ne veut pas dire qu’il faut écouter tout le monde!) Moi j’appelle ça: le timing parfait. »

Rédigé par Damien Morin
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