Robots VS Humains | Le match ?

Rédigé par Pierre-Loïc PICHON, ESSEC Business School, 22 ans et membre du SGN



Émotions, craintes, interrogations : les robots suscitent chez l’humain des réactions très différentes... Si le progrès scientifique et technologique est en ascension constante, ce que les films de science-fictions ont pu décrire depuis le début du XXème siècle risque de devenir bien réel, et cela est prévu pour (très) bientôt !

Bien que nous ne soyons pas encore capables de prédire l’avenir, beaucoup d’inventions décrites dans la littérature et le cinéma ont vraiment été inventées par la suite : le clonage (Jurassic Park), les écrans tactiles (Star Trek), la voiture sans chauffeur (Minority Report) ou encore la visioconférence (Metropolis).


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En 2016, les robots sont massivement présents dans l’industrie, ayant déjà remplacé l’homme pour toutes sortes de tâches, parfois ingrates voire dangereuses. Les robots de service sont pour l’instant ceux que l’on retrouve le plus dans notre quotidien. Les machines commençant désormais à remplacer l’homme, ce dernier va devoir trouver sa nouvelle place et la reconstruire, avec ou contre les robots...

La « Robolution » a dépassé la fiction



L’informatique et la programmation ont rendu possible la naissance des vrais robots. Certains les cotoyent au quotidien, mais bientôt il feront partie intégrante de notre vie ! Bruno Bonnell, fondateur de l’entreprise lyonnaise des robots de service Robopolis, est le créateur du néologisme « Robolution », qui selon lui correspond à l’évolution des machines intelligentes et des robots de service. La "Robolution" c’est l'étape ou l'on commence à déléguer des tâches à des machines autonomes parce qu'elles le font bien, voire mieux que l'homme, notamment grâce à l'intelligence artificielle.”


E. Brynjolfsson et A. MacAfee, dans leurs travaux de recherche sur la manière dont les robots transforment l’économie, distinguent deux âges dans l’histoire de la robotique:

  • Un premier âge, lors de la Révolution Industrielle, où la machine comble alors le défaut musculaire de l’homme qui commande la machine, mais la machine ne prend pas de décision.

  • Le deuxième âge, qui lui est marqué par le début de l’automatisation de tâches cognitives, où des systèmes de contrôle permettent à la machine de prendre des décisions toute seule ! Nous voilà donc à l’aube d’une ère où les robots vont révolutionner notre monde comme ont pu le faire la machine à vapeur et l’électricité au XVIIIème siècle.


Qu'est ce qu'on peut craindre?



Les entreprises se réinventent tous les jours, suivant des modèles économiques toujours nouveaux, différents, voire en totale rupture avec ceux qui existent déjà. Le numérique a fait disparaître certains métiers et en chamboule, voire en détruit d’autres (vendeurs et développeurs de pellicules photographiques, agences de voyages traditionnelles, fabricants de CD, guichets, chauffeurs de taxi,...). La Robolution se nourrit de la révolution du numérique et ce phénomène s’inscrit dans notre constante course à toujours plus de productivité.


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La Robolution devrait créer une rupture encore plus forte que celle engendrée par la Révolution Industrielle, mais une telle croissance économique liée aux progrès technologiques peut générer plus de craintes que d’espérance.

En effet, à l’heure du numérique, la disparition de métiers est engendrée par l’automatisation d’une tâche au caractère répétitif. Qu’elle soit manuelle ou intellectuelle, robots et algorithmes peuvent ainsi aisément remplacer l’homme dans ce type de métier. Le cabinet Roland Berger estime que pour la France, 42% des métiers sont susceptibles d’être fortement informatisés ou complètement automatisés !

À consommer donc avec modération…



Une automatisation à grande échelle rendrait le monde si efficace et productif qu’elle entraînerait non seulement une réorganisation et une fragmentation du travail mais aussi une création de richesses massive. Si cette création de richesse globale a lieu alors que l’employabilité de l’individu diminue, il faudrait dès maintenant imaginer et anticiper un système de redistribution du travail mais aussi de partage de richesses pour les humains à faible activité professionnelle. Dans le monde qui nous construisons, il se peut que nous soyons amenés à repenser certains concepts fondamentaux de l’économie, de l’organisation du travail dans les entreprises et du management.

Cela semble très difficile à appréhender et à concevoir après plus de 200 ans d’industrialisation et d’apologie du travail. L’acceptation de ces robots dans notre vie passe surtout par l’acceptation de ce scénario très probable de coexistence de l’homme avec les machines. I Robot, nous voilà !



Rédigé par Pierre-Loïc PICHON, ESSEC Business School, 22 ans et membre du Student Gaming Network (SGN), la fédération de toutes les associations gaming étudiantes de France. Si vous souhaitez rejoindre le SGN ou en savoir plus, n'hésitez pas à contacter pierreloic.pichon@essec.edu.
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