Indemniflight | Édouard, Efrei, 24 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Édouard, 24 ans, étudiant à Efrei, qui nous parle de sa startup Indemniflight. Photo « J’avais annoncé à mon entretien d’entrée d’école que j’étais passionné d’informatique, car on pouvait créer à partir de rien (ou presque). La bidouille de site internet plus ou moins utile m’a pas mal occupé pendant mes années de lycée et l’idée de pouvoir créer des interactions dans le monde par la seule force de ses doigts sur un clavier d’ordinateur me séduisait pas mal !»

Je m’appelle Édouard Delgatte, j’ai 24 ans et suis tout juste diplômé de mon école d’ingénieur en informatique : l’Efrei. Je n’avais encore aucune idée de ce qui m’attendait à la fin de mes études et je n’envisageais pas du tout de créer une entreprise dès la sortie de celles-ci. Mais deux éléments ont fait germer l’entrepreneur qui sommeillait en moi. La première, qui engendra la seconde d’ailleurs, fut mon expérience de « Junior-Entrepreneur » au sein de SEPEFREI. Cette expérience entrepreneuriale me donna le goût de monter des projets.


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Après celle-ci, mon école me proposait de faire un Mastère Spécialisé en Entrepreneuriat en partenariat avec Grenoble Ecole de Management. Vous aurez deviné, ce fut la deuxième expérience qui m’a poussé à être entrepreneur aujourd’hui. Le MSE de GEM c’est 7 missions tube à essai pour voir concrètement, dans la vraie vie, comment ça se passe de créer et gérer une entreprise.

La formation se veut pratique, comment apprendre l’entrepreneuriat autrement ? Nous sommes regroupés par équipe de 3 étudiants venant d’horizons divers et nous travaillons sur la problématique d’une entreprise pendant 1 mois. Une expérience qui nous permet de découvrir les différentes étapes de la vie d’une entreprise et d’évoluer dans différents secteurs d’activités.


«Une mission tube à essai qui s’est transformée en projet d’entreprise.»



L’une d’entre elles m’a fait rencontrer Laurent Piepszownick, Olivier Pouligny et Babak Rashidi pour la création d’Indemniflight, la société qui vous fait gagner de l’argent !

Indemniflight vous propose de prendre en charge gratuitement toutes les démarches nécessaires à l’obtention de vos indemnisations en cas de retard annulation ou surbooking de votre vol. Et il y a du boulot ! On estime que seulement 6% des passagers aériens éligibles à une indemnisation dans les transports aériens l’obtiennent. Et notre expérimentation nous a vite fait comprendre pourquoi… On en voit des belles tous les jours ! Certaines compagnies aériennes sont vraiment réticentes à l’application des règlements européens dans leur secteur. Et pour cause, en cas de problème avec votre avion vous pouvez prétendre jusqu’à 600euros d’indemnisations par passager.


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« Je s’occupe de tout, tu s’occupes de rien ! », merci Jamel ! C’est exactement ce qu’on fait. Et on le fait gratuitement en plus ! On ne se rémunère que si on arrive à obtenir vos indemnités sur la base d’une commission. On fédère les passagers aériens pour faire respecter leurs droits plus efficacement. On aide David à battre Goliath.

S’attaquer aux compagnies aériennes était un pari risqué et la viabilité économique de notre modèle reposait, d’une part, sur la prise au sérieux de notre service par les compagnies et d’autre part, sur un système d’information efficace pour traiter rapidement les dossiers. Sans savoir ce qui nous attendait vraiment dans la confrontation avec ces dernières, nous avons testé notre modèle avant de lancer sereinement Indemniflight.

«Nos premiers retours étaient catastrophiques.»



On passait un temps fou pour chaque dossier et les compagnies jouaient sur le moindre détail juridique pour ne pas indemniser leurs passagers. Si on n’arrivait pas à obtenir les indemnités, on ne tenait même pas notre produit ! On a donc monté un partenariat avec un cabinet d’avocat pour traiter chaque point soulevé par les compagnies. On gagnait petit à petit des batailles pour finalement réussir à lever les arguments des compagnies et être pris au sérieux par ces dernières. La réussite d’Indemniflight tenait dans cette expertise et on le savait.

Pour être en mesure de ne prendre qu’une commission raisonnable sur l’indemnisation, nous avons monté un système d’information pour gérer tous les cas qui se présentaient à nous. Je ne regrette pas d’avoir fait une école d’ingénieur pour ce point. Ça a été un véritable avantage de pouvoir gérer le développement de notre système d’information en étant directement confrontés aux problématiques métiers.

Aujourd’hui nous avons un modèle fiable et nous ne prélevons qu’une commission sur les indemnisations que nous arrivons à obtenir. On tient notre produit et il faut avouer que c’est déjà une fierté.



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Il reste à informer tous les passagers aériens victimes d’un problème sur leur vol qu’ils peuvent être indemnisés ! Le public commence à en être averti et on voit déjà les effets du bouche-à-oreille sur le nombre de dossiers qu’on reçoit, mais il y a encore un grand nombre de passagers qui ne se font pas indemniser. Certains n’y croient pas ! On doit maintenant convaincre les gens qu’ils peuvent récupérer de l’argent sans rien faire, ni débourser.

Cette expérience est de loin la plus enrichissante que j’ai faite et même si on manque d’expérience à la sortie de nos études, je pense que c’est le meilleur moment pour se lancer ! On n’a pas grand-chose à perdre et on est encore habitués à un rythme de vie étudiant/économique. En avançant de défi en défi, on progresse ! La seule règle est de se poser les bonnes questions pour avancer dans la bonne direction.





Rédigé par Édouard Delgatte
edouard.delgatte@indemniflight.com
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