Nestor | Sixte, Centrale Paris, 23 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Sixte, 23 ans, ancien étudiant à l'École Centrale de Paris, qui nous parle de sa start-up Nestor !


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La genèse de Nestor, des prémices au lancement concret, s’est déroulée durant mon cursus à Centrale. En deuxième année, après mon échange Erasmus en Suède, je voulais trouver un stage qui ait du sens. C’est dans cette optique que j’ai rejoint TheFamily en stage pendant quatre mois autour de l’été 2014. Leur modèle, leur vision, leur équipe: j’ai été totalement séduit, et j’ai fini mon stage avec l’idée qu’il fallait que je me lance maintenant.

Benoit et Joseph, les deux amis avec lesquels j’ai créé Nestor en avril 2015, je les connais depuis l’âge de 10 ans. On se dit tout et on se connait par coeur. Lancer une boite ensemble nous est vite apparu comme une évidence. C’était la consécration de nombreuses années d’amitié.

Notre idée de base était simple: trouver un moyen de pouvoir déjeuner rapidement au bureau sans sacrifier la qualité. Mixer le fast food et le good food.

Quand on est arrivé sur le marché, les plateformes de livraison comme Deliveroo, Foodora ou TakeEatEasy étaient extrêmement bien câblées pour les particuliers le soir, mais n’arrivaient pas à bien répondre aux attentes des travailleurs à l’heure du déjeuner. A ce moment là, il était compliqué de trouver un déjeuner rapide, frais et de qualité. C’est là qu’est apparu le concept, simple et terriblement efficace, de Nestor : la promesse d’un repas préparé le matin même par un Chef, et livré en moins de 20 minutes !


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Nous avons commencé en avril 2015 à cuisiner dans les sous-sols de TheFamily, à l'époque on livrait uniquement dans le 8ème arrondissement, en vélo et parfois même directement en métro. C’était les débuts. Puis, tout est allé très vite. Le marché de la livraison a explosé en 2015. Beaucoup d’acteurs avaient évangélisé l’ensemble du marché, la livraison est très vite rentrée dans les moeurs de la société urbaine. Nos repas étaient de plus plus appréciés, et la croissance est devenue très forte. Nous avons ouvert notre première cuisine en octobre près de Ternes, étendu notre zone de livraison à l’ensemble du quartier central d’affaires parisien, puis une deuxième cuisine a vu le jour en Juin dernier à la Défense. En un an, nous sommes passés d’une dizaine de repas livrés par jour à un millier de repas par jour. Et nous ne voulons pas nous arrêter là. Nous voulons aller vite. Beaucoup plus vite.

La livraison est une tendance qui s’affirme de plus en plus dans le quotidien des gens. Nous pensons avoir un rôle à jouer dans ce marché vaste et segmenté et avons pour objectif de devenir le plus grand restaurant virtuel européen pour professionnels d’ici fin 2017 !


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Dans une aventure comme Nestor, ce qui compte, ce n'est pas tant l'idée de départ, c'est surtout l'équipe. J’ai eu de la chance de faire des rencontres exceptionnelles qui ont permis à Nestor de grossir très rapidement et d’améliorer considérablement la qualité de son service.

Plusieurs mois après le lancement de Nestor, nous avions d’énormes problèmes pour avoir une relation stable avec nos Chefs. En Juillet 2015, nous avions changé déjà quatre fois de Chef, le dernier nous ayant quitté en plein milieu d’un service et nous poussant à venir derrière les fourneaux pendant deux semaines. On se posait pas mal de questions sur notre concept.

C’est là que nous avons rencontré Julien Jarrige, jeune Chef qui sortait de Ferrandi après son expérience chez Fauchon. Ça a été un coup de foudre. Nous lui avons expliqué notre vision, nos objectifs et notre ambition: le lendemain il rejoignait l’équipe. Aujourd’hui, il est un des seuls Chefs à envoyer autant de repas de qualité aussi rapidement et dans une cuisine aussi petite.



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Il y a eu ensuite Guillaume Adrian, qui fait un travail exceptionnel sur notre communauté de coursiers, puis Stéphane Bonanno, qui a permis à Nestor de prendre un virage technologique majeur avec le développement d’un algorithme d’optimisation et d’automatisation des livraison.

Aujourd’hui, tout reste à faire. Mais sommes jeunes et nous partageons tous au sein de Nestor la même ambition. Et je ne regrette pas d’avoir lancé ma startup durant mes études. Je n’ai ni les contraintes financières, ni les contraintes familiales que pourrait avoir un jeune cadre de 35 ans qui décide de lâcher son job pour lancer sa boite. J'ai 23 ans et n’ai pas de pression particulière: j’ai tout à y gagner. Si par hasard elle décolle, alors j’aurai fait le bon choix, mais si elle plante, qu’aurai-je perdu ?



Nous recherchons un CDI en Devlopment Backend et deux stagiaires en BizDev et Supply Manager, alors si vous êtes tentés par l'aventure n'hésitez pas à nous contacter : sixte@nestorparis.com.


Rédigé par Sixte de Vauplane
sixte@nestorparis.com
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