Le Slip Français | Guillaume, HEC, 31 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Guillaume, 31 ans et diplômé d' HEC, qui nous parle de sa start-up Le Slip Français !


logo



Bonjour ! Je m’appelle Guillaume Gibault, j’ai 31 ans, je suis parisien et je suis sorti d’HEC en 2009. Après avoir été diplômé, je suis allé bosser chez Bio C’ Bon, la chaine de supermarché bio, pendant un peu moins de 2 ans. C’est après cette expérience que je me suis lancé dans cette folle aventure du Slip Français, startup qui veut réinventer la mode et l’industrie du textile en France. Pour faire un petit tour d’horizon, aujourd’hui on a 5 ans et on est 40 personnes !

Sinon moi ce que j’aime, c’est simplement découvrir, voyager et faire du sport !

Ce qui me motive le plus dans l’entrepreneuriat c’est le fait de créer quelque chose, créer mon propre truc. J’ai toujours été un fan de marques et de produit et je pense que j’ai un côté très commerçant : j’aime bien raconter des histoires pour donner envie aux gens d’acheter des choses ! Et je pense que ça se ressent dans le slip français, car on a un côté très commerçant, dans le sens positif du terme.

Si je m’épanouis follement dans l’entrepreneuriat c'est parce que je fais plein de nouvelles découvertes, que je rencontre des gens tous les jours et qu’avec le temps on construit et on vit une aventure vraiment cool !



logo


Comme je vous l’ai dit, avant je bossais chez Bio C’ Bon, et c’est là bas que j’ai compris que je voulais monter ma propre boite, que je prenais gout à avoir des responsabilités et à exercer un métier terrain et commerçant ! Je me suis alors dit que je voulais monter ma propre affaire et démarrer dans un métier où je n’ai pas besoin de beaucoup de moyens, car à ce moment je n’avais pas forcément des tonnes de sous... Mais ce que je voulais surtout, c'est un métier qui me parle à titre perso.

J’ai toujours bien aimé la mode et les marques de prêt-à-porter, sans être un super fashionista, mais j’ai toujours bien aimé ça, et je me disais qu’internet avait clairement révolutionné la façon qu’on a d’acheter des fringues : il doit y avoir un moyen de créer une marque forte là-dessus et de faire éclore de beaux succès.

Les beaux exemples de réussite française sont Louis Vuitton et Hermès qui ont bien réussi à l’international et qui ont réussi à durer longtemps : je voulais essayer de réinventer ça d’une façon un peu plus moderne en gardant le côté de savoir faire, d’artisanat, de tradition française et, d’un autre côté, en faisant un produit très adapté au web et aux réseaux sociaux.



logo


Les sous-vêtements et les maillots de bain, c’est un marché qui est vraiment balèze mais dans lequel il n’y a pas eu de marque sympa depuis 20 ans. Bingo, ce sont des produits qui sont super adaptés à la vente en ligne ! Il s’agit de produits légers, très faciles à expédier, et surtout qui ne s’essayent pas ! Car le premier frein à la vente en ligne dans le textile, c’est l’essayage. C’est la première raison pour laquelle les gens n’achètent pas directement, c’est qu’ils se demandent si le produit va leur aller ou pas, et avec les sous-vêtements tu enlèves une grosse partie de ce poids là. Tout ça fait que la vente en ligne de sous-vêtements commence à être un vrai gros marché porteur. Il faut croire que la suite m’a donné raison puisque qu’on est vraiment en train de grandir et très vite !

Mes rencontres clés ? Clairement la première c’est le patron de chez Bio C’ Bon, c’est vraiment lui qui m’a donné le virus de l’entrepreneuriat, qui m’a fait comprendre ce que c’était que d’être son propre boss et qui m’a donné l’envie de passer le cap. Ensuite ça a été plein de gens, le cercle familial, et toutes les rencontres qu’on a faites pour Le Slip Français : tout le monde a voulu aider ! Une autre vraie rencontre structurante, ça a été le premier fond d’investissement qu’on a fait rentrer, Emmanuele Levi de 360 Capital Partners. Et là on vient de faire rentrer un 2ème partenaire au capital et j’espère que l’histoire sera aussi belle avec ce deuxième fond au capital !



logo


Le plus difficile, l'enjeu Number 1, c’est d’aller chercher des clients et de grandir. Essayer de te faire connaître en fait ! Le financement a été un vrai défi aussi avec notre croissance... Car quand tu grandis vite, t’as besoin de sous et forcément c’est difficile à trouver. Surtout que moi quand j’ai démarré j’avais 25 ans et tout l’écosystème startup, entrepreneurial, financier, conseil d’accompagnement d’incubateurs et de startup lab, était beaucoup moins mature qu’aujourd’hui. Ça a énormément évolué dans les années qui ont suivies mais à l’époque on était beaucoup plus solitaire dans l’entrepreneuriat !

Un truc qui est indéniablement clé dans l’entrepreneuriat c’est le bon sens, c’est d’essayer d’être pragmatique, essayer de trouver des solutions efficaces, même si ce n’est pas forcément les meilleures, d’avancer, d’aller chercher sans cesse des clients, grandir en essayant de ne pas se tromper.

Les enjeux pour nous c’est de continuer à bien grandir, à prendre cette place de marché qu’on a, avant que les institutionnels de cette industrie ne commencent à bien faire leur commerce en ligne, heureusement pour l’instant ce n’est pas le cas. Il faut continuer à bien souder l’équipe, à bien construire quelque chose qui devienne vraiment rentable.



logo


Un grand objectif pour nous pour l’année prochaine est d’arriver à passer à un mode un peu plus pérenne et un peu moins startup qui grandit dans tous les sens, un peu plus posé tout en continuant à grandir vite. Se construire un socle bien solide en France avant de commencer à aller vers l’international.

J’ai un vrai bon conseil, et pour moi c’est le seul qui compte vraiment quand tu veux démarrer ta boite : c’est qu’il faut démarrer avec une idée forte, qui n’a jamais été faite pour vraiment apporter une vraie innovation produit ou service. Une fois qu’on a cette innovation, il ne faut rien lâcher et appuyer là où on est différent des autres.

L’erreur souvent c’est de vouloir faire un peu comme les autres, vouloir aller dans les grands magasins, faire des pop-up stores, vouloir aller dans les boutiques. Notre vrai point fort c’est le digital et on a perdu beaucoup d’énergie à tester un peu de tout. Il faut au contraire se concentrer sur ce qui nous rend différend et ne faire que ça. Souvent quand on est une startup on se rassure à faire un peu comme les autres alors que non, la vraie raison d’être d’une startup c’est faire quelque chose de différent, ne faire que ça et le faire bien.



logo


Crème de la Crème ? C’est une idée super intéressante, qui permet de s’ouvrir à plein de choses et découvrir de nouveaux métiers. Aujourd’hui, ce qui est essentiel quand tu es étudiant, en mon sens, c’est de tester des choses et d’arriver à trouver la réponse à la grande question : Qu’est ce que t’aimes bien faire dans la vie et comment tu peux en faire un métier ? Je pense que votre service est une bonne façon de s’intéresser à plein de choses auxquelles on n’aurait pas pensé, et de tester pour se faire une idée. Si j’avais été étudiant maintenant, je pense que j’aurais été utilisateur !




Rédigé par Guillaume Gibault
Follow us on Facebook Twitter LinkedIn & Instagram