Portrait | Comment je suis devenue freelance pour Airbnb

Chaque mois, on donne la parole à un(e) étudiant(e) Crème de la Crème ! Ce mois-ci c'est Charlotte, étudiante à ESSEC qui nous raconte son parcours, ce que lui a apporté Crème de la Crème, et comment elle réalise des missions, par exemple avec AirBnB, dans le domaine qui la passionne : l'hôtellerie !




Nom : Charlotte
École : ESSEC
Compétences : Analyse de données




Hello ! Alors racontes-nous, pourquoi t’es-tu inscrit sur Crème de la Crème ?



Au départ, pour être tout à fait honnête, c’était par intérêt financier. J’avais déjà été auto-entrepreneuse pour d’autres missions en dehors de la plateforme, missions qui s’étaient très bien passées et où j’avais été bien rémunérée. Je faisais régulièrement des missions Junior Entreprise, autoentrepreneurs ou des petits jobs, essentiellement pour l’argent, mais l’expérience s’avérait aussi très enrichissante. En voyant la plateforme arriver, je me suis dit que je pourrais peut-être retrouver des missions autoentrepreneurs supplémentaires à faire. En plus, ça ne me coutait rien, j’avais déjà fait toute l’immatriculation nécessaire pour les missions précédentes donc autant s’inscrire.




Comment as-tu découvert Crème de la Crème ?



Un des co-fondateurs (Jean-Charles Varlet) vient de l’ESSEC et avait beaucoup promu la plateforme sur son Facebook au moment de son lancement. Du coup, j’en avais rapidement entendu parler. Ayant déjà été autoentrepreneur au moment de la publication de la plateforme, j’ai tout de suite compris l’idée même si j’admets qu’au début j’étais plutôt sceptique. La plateforme m’a convaincue à l’expérience, notamment j’ai l’impression qu’elle remplit un vrai besoin : plusieurs entreprises à qui j’ai pu parler étaient très contentes qu’une telle plateforme existe et qu’ils aient des réponses à leurs besoins. Quand on fait des missions autoentrepreneurs, si le client est déjà content en commençant la mission parce que vous êtes là et vous pouvez répondre à sa demande, c’est un sacré bon début.




Quel est ton parcours académique ?



Je suis en dernière année de l’ESSEC, après prépa ECS.




Tes compétences, tes spécialités, tes passions ?



En général, je suis plutôt réactive et je suis entrainée aux exercices analytiques / synthétiques, donc c’est plutôt pour ce genre d’exercices que je postule, mais clairement je regrette de ne pas savoir coder au vu du nombre de missions orientées en ce sens.

Après personnellement je suis très intéressée par le monde de l’immobilier et de l’hôtellerie, qui est aussi la direction que j’ai donnée à mon parcours en dehors de la plateforme.

En termes de passions, je dirais plutôt l’art et la littérature et, rien à voir, mais j’adore aussi le monde du fitness !




Selon toi, en quoi réaliser des missions en tant qu’auto-entrepreneur est-il différent d’un stage ? Et que penses-tu des avantages pour l’entreprise ?


Ça n’a rien à voir : sur la Crème de la Crème, il s’agit de travail étudiant et non de stage donc on est considéré jeune mais indépendant et responsable de notre travail. En dehors des stages en start-up, en général, on est chargé de mettre à jour des documents préexistants, de continuer une tache commencée précédemment selon le modèle de la boite ou bien de lancer un nouveau projet mais en suivant des guidelines très précises inhérentes à l’entreprise. En stage, on est encadré tous les jours et on dispose de beaucoup de modèles. Les taches réalisées indépendamment avant validation sont souvent courtes avant de gagner la confiance de ses managers. Sur la Crème de la Crème, on peut se voir confier une mission longue et si l’on ne se manifeste pas auprès du client, il attendra simplement le livrable. Donc on peut, si on le souhaite, être davantage indépendant qu’en stage. Ainsi si on se sent à l’aise de conduire seul la mission en entier, après indications au préalable, il n’y a souvent pas de problème.

Un petit disclaimer tout de même : il se trouve que tous mes stages ont été réalisés en grandes entreprises et mes missions à moitié pour des start-ups (Luckey Homes, Kairos), à moitié pour des grandes entreprises (Danone, AirBnB, TNT), donc le panel de ce que j’ai vécu biaise peut être un peu l’analyse.




As-tu des conseils à donner à de potentiels étudiants qui hésitent à passer le cap ?


Honnêtement c’est une expérience (enfin une suite d’expériences plutôt) que je ne regrette pas et qui m’a beaucoup appris. Je ne saurai trop conseiller à tous les premiers années d’une école de commerce de s’inscrire : il n’y a pas mieux pour progressivement se faire de l’expérience professionnelle au fur et à mesure qu’on apprend les bases, tant et plus.

J’aurais été en première année au moment du lancement de la plateforme, je me serai surement formée à différents codes informatiques notamment (j’ai même failli le faire alors que j’étais en 4ème année…). Honnêtement si j’avais connu la Crème de la Crème plus tôt dans mon parcours, je pense que j’aurais gagné en autonomie, en ingéniosité et en maturité plus vite. Je ne pense pas que ça aurait influencé mon parcours parce que j’étais plutôt convaincue de mon choix mais je ne doute pas que ça pourrait inspirer pas mal de premières années en recherche de leur parcours professionnel à s’intéresser à l'entrepreneuriat.




Quelle a été ta meilleure mission chez Crème de la Crème et pourquoi ?


La mission que je préfère est toujours en cours, pour Luckey Homes. Il s’agit d’un service de conciergerie adossé aux propriétés qui louent sur AirBnB / HomeAway etc. Déjà, je crois fondamentalement au Business Model et ensuite, j’apprends à utiliser de nouveaux logiciels et à sortir un peu de mes carcans et de mes automatismes de stages en grandes entreprises et du confort qu’ils procurent. Notamment, en stage, il y a toujours plus ou moins des modèles dont on s’inspire au moins pour les premiers travaux et par la suite, on les réapplique plus ou moins pour les tâches nouvelles. Travaillant sur un nouveau logiciel et n’ayant aucun modelé, j’ai dû dépasser un de mes blocages, blocage que je ne suspectais pas forcement d’ailleurs.

Par ailleurs, la personne qui m’a embauché pour la mission est un très bon manager et j’apprends beaucoup en le regardant (de très loin pourtant) gérer une équipe. Bien entendu on apprend aussi de ce genre d’observations en stage mais cela apporte une nouvelle couleur de voir quelqu’un de son propre âge en position managériale et de manière incroyablement professionnelle (on est bien loin des groupes de travail d’école).

Finalement, malgré le fait d’être loin et en freelance, il m’a intégré à l’équipe et il n’y a rien de plus motivant que d’essayer d’aider les membres de « son » équipe lorsque ceux-ci t’envoient des messages pour te demander de leurs préparer des analyses.




Est-ce que tu as des petits rituels quand tu travailles ?



Le coca light n’est jamais loin. Après je suis toujours en train de chercher comment optimiser mon espace de travail : je suis récemment passée sur clavier physique détaché de mon portable, et en qwerty, sacre gain d’efficacité pour les short-cuts notamment.




Tu travailles en général de chez toi ?


Oui, je préfère contrôler mon environnement, étant assez bavarde, j’ai du mal à rester concentrée si je suis entourée de personnes.




Tu es ce qu’on appelle un digital native. Selon toi, en quoi la maîtrise des nouvelles technologies te permet d’aborder différemment le monde professionnel et les nouveaux enjeux de notre société ? En quoi un jeune consultant de la génération Y est-il différent d’un consultant de l’ancienne génération ? Selon toi, pourquoi est-il aujourd’hui indispensable pour une entreprise de faire appel à la vision de la nouvelle génération ?


Waouh, elle est bien compliquée cette question. Je pense surtout que le fait d’être un digital native permet d’être flexible aux changements de logiciels et de tout le temps réapprendre à utiliser de nouveaux modes technologiques. Si demain je dois changer tous les logiciels que j’utilise, je vais être capable de réagir rapidement.




Une devise de fin ?



Ça va paraitre très galvaudé mais

« Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » Mark Twain.

Parfois, si on se pose moins de questions et qu’on s’y met, on y arrive bien mieux.





Rédigé par Charlotte
Étudiante à ESSEC