Kollori | Romain, ASSAS, 27 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte le statut auto-entrepreneur depuis le début. On aime bien les étudiants talentueux et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Romain, 27 ans et diplômé de ASSAS, qui nous parle de sa start-up Kollori !

kollori

J’ai commencé à travailler sur ma start-up Kollori durant mon cursus à l'Université Paris Panthéon-Assas. Je débutais mon année de Master 2 en Management Stratégique et Entrepreneuriat et certains élèves de notre promo pouvaient être suivis toute l’année par un professeur dans la réalisation d’un business plan réel, j’en ai donc profité !

C’était une opportunité géniale car je voulais créer une entreprise depuis ma première année de fac. Durant mes études, j’avais lancé des sites internet et je les monétisais pour financer mon loyer, mes dépenses et surtout être plus indépendant. Ça m’a conforté dans le choix de devenir entrepreneur.

A l’époque de mon master, je travaillais en même temps chez Microsoft, et on était dans des bureaux vraiment exceptionnels. On était classé 2ème dans le classement Great Place To Work en France ! Cette entreprise favorisait le bien-être au bureau. On avait des après-midis barbe à papa / crêpes, des consoles de jeu à chaque étage, du mobilier de bureau confortable et une décoration bien léchée.

C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte qu’il y avait un décalage énorme entre les bureaux de ce type d’entreprise américaine et ceux des entreprises françaises dans lesquels j’avais travaillé auparavant. Kollori était né !






La mission de Kollori ? Révolutionner les bureaux des entreprises françaises en permettant à chaque société, d’aménager et décorer leur espace de travail “à la Google ou à la Facebook” sans recours à un architecte d’intérieur. On propose par exemple des poufs colorés, des affiches avec des citations, des stickers, des accessoires de bureau fun ou bien encore du mobilier.

Le constat, c’est que pour les petites entreprises, il n’existe pas vraiment de solutions pour aménager leurs locaux de façon cool. Avec Kollori, c’est enfin possible d’avoir des bureaux à la Google sans dépenser des dizaines de milliers d’euros.

Quand Kollori est arrivé sur le marché, on a du se démarquer des géants du bureau comme Office Dépôt ou de sociétés qui font de l’aménagement de locaux professionnels de A à Z. On est devenus petit à petit le trublion de ce marché assez traditionnel.

En 2 ans, on a convaincu des centaines de petites entreprises, souvent en croissance et en recrutement. On est très fiers de visiter les locaux de nos clients et de voir que les produits plaisent !

C’est à ce moment-là aussi qu’on a du se structurer car les commandes augmentaient de plus en plus. On a fait appel à une société de logistique pour stocker et envoyer nos produits, on a commencé à créer nos propres produits et on a mis en place pas mal de process.






Au bout de 2 ans, on a commencé à intéresser les grands groupes. Ça a fait exploser le chiffre d’affaires. A ce jour, on a la moitié du CAC 40 qui a déjà commandé chez nous.

Aujourd’hui, l’entreprise est en forte croissance avec plus de 1000 bureaux clients (grands groupes, PME et startups), le chiffre d’affaires s’envole ! On commence à s’occuper de projets plus gros car on nous fait confiance.

Au début de la boite, on a aussi lancé deux blogs : l’un sur les plus beaux bureaux du monde en partenariat avec l’Express et l’autre sur les conseils pour améliorer le bien-être au bureau. Ils sont lus par des centaines de visiteurs chaque jour et du coup on reçoit beaucoup de demandes de services sur le bien-être au bureau. C’est un de nos axes de développement pour les prochaines années.

Mon conseil principal quand on souhaite entreprendre est de commencer à lancer des petits projets dès que possible. Quand on est étudiant, on a souvent un peu plus de temps, pas de contraintes et lancer un projet est une super manière de s’exercer. Il faut aller vite, se confronter au marché dès que possible pour itérer rapidement. Par exemple, le Kollori de 2012 n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui, l’offre a évolué grâce aux retours des clients.






Il faut aussi toujours se former. Avec Internet, c’est possible d’apprendre quasiment n’importe quoi en ligne. Moi, ce qui me motive en tant qu’entrepreneur, c’est de pouvoir apprendre quelque chose de nouveau chaque jour.

Je dirai aussi qu’il faut bien s’entourer. Pour ma part, j’ai convaincu mon professeur de finance de l’époque et un entrepreneur du web de me rejoindre dès le début de l’entreprise. Leurs conseils m’ont aidé à débuter et à faire les bons choix.

Lorsque j’ai commencé mes études, Crème de la Crème n’existait pas encore et c’est bien dommage car c’est une super manière d’acquérir de l’expérience (surtout quand les entreprises demandent plusieurs années d’expérience à des jeunes diplômés), de se confronter rapidement aux réalités du marché.





Rédigé par Romain Fusaro
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