NUSApack | Benjamin, Toulouse Business School, 25 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte avec conviction les étudiants freelance depuis le début, et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Benjamin, 25 ans et diplômé de Toulouse Business School, qui nous parle de sa start-up NUSApack !


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Vous aimez voyager ? Ça tombe bien, moi aussi !

Je m’appelle Benjamin TOUBOUL, j’ai 25 ans, et quelques mois après avoir quitté les bancs de Toulouse Business School (TBS), j’ai créé la startup NUSApack. L’objectif est de développer et de commercialiser des accessoires astucieux et solidaires pour voyageurs en sac à dos.

Mais le début de l’histoire commence bien avant l’école de commerce. À l’époque où les pogs et les CDs 2 titres faisaient encore fureur, j’avais le rêve un peu vague de devenir « inventeur ». Je me disais qu’il devait bien y avoir quelqu’un en charge de créer tous les nouveaux objets du quotidien. Je voulais faire partie de son équipe ! Première désillusion lorsque j’appris qu’inventeur n’était pas un métier...

Mais peu importe, je gardais cette envie d’avoir un travail dans lequel je puisse créer de nouveaux produits, innover et surtout être libre de proposer et de développer ce que je voulais. Et si je montais ma boîte ?


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Quitte à se lancer dans la création d’entreprise, autant le faire dans un domaine qui nous passionne. D’ailleurs, réaliser des missions avec Crème de la Crème est une super manière de découvrir de nouveaux secteurs et de trouver ainsi plus rapidement ce qui nous plait. Pour ma part, j’ai décidé de faire mon premier stage en entreprise au siège européen de Quiksilver.

J’allais pouvoir parler skate et surf toute la journée et même aller à l’eau en sortant du boulot. Pas faux, mais j’en suis surtout ressorti avec la certitude que vendre des t-shirts et des maillots de bain n’est pas une motivation suffisante pour me lever chaque matin et enchainer les heures devant un écran.

« C’est à ce moment-là que je m’intéresse à l’entrepreneuriat social »



Je découvre ainsi tout un monde où l’objectif n’est plus seulement économique mais est en premier lieu social. Je vois là-dedans une vraie motivation et un nouveau modèle à essayer.

Mon deuxième stage se fera donc dans la petite entreprise sociale NOW ! Je m’éclate complètement. Ma maitre de stage, entrepreneuse aussi inspirante qu’hyperactive, m’accorde sa confiance et je me régale sur tous les projets que l’on mène.


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Je suis maintenant convaincu d’avoir trouvé ma voie. Je termine alors TBS avec une spécialisation Entrepreneuriat, et pour parfaire ma compréhension des entreprises sociales avant de me lancer, je termine mes études en travaillant un an à la Fondation Grameen Crédit Agricole. Je fais de l’investissement en capital dans des entreprises de social business, en Afrique et en Asie, et c’est probablement une des expériences les plus formatrices de mon parcours. Je suis constamment en contact avec des entrepreneurs sociaux, je lis un tas de business plans et surtout, je me fais la main sur les différentes problématiques rencontrées lors du développement de petites entreprises sociales.

C’est maintenant le moment de se lancer … Mais pourquoi ne pas attendre encore un peu, histoire de gagner de l’expérience avant le grand saut ?

« Se lancer après l’école ou dans 5 ans, telle est la question … »



Il y a dans les deux cas autant d’avantages que d’inconvénients et de toute façon, je ne saurai jamais quelle est la meilleure des solutions. Cependant, j’aurai peut-être d’autres envies dans quelques années. Du coup, ni une ni deux, je décide de me jeter à l’eau !


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À la suite des nombreux voyages en sac à dos que j’ai la chance de faire aux quatre coins du monde, en famille et surtout entre amis, je me rends compte d’un problème récurrent : malgré la technicité croissante de mon sac, je perds toujours du temps à ranger mes affaires, à les retrouver et surtout à tenter d’optimiser l’organisation de ce qui me sert de maison. J’ai des supers accroches pour faire tenir des bâtons de marche mais je n’ai toujours rien pour m’aider à trouver un t-shirt et des sous-vêtements propres tous les matins.

Je comprends alors que le matériel que nous utilisons pour voyager en sac à dos provient principalement des secteurs de la randonnée et de l’alpinisme et qu’il ne répond pas réellement aux besoins des voyageurs qui partent à la découverte du monde d’auberges en auberges, sans forcément faire de longues randos.

Je valide ce constat lors de mes voyages suivants, en questionnant les voyageurs que je rencontre et en leur présentant mes idées. Convaincu de la plus-value que peut apporter des accessoires de voyage développés pour répondre aux besoins spécifiques des voyageurs en sac à dos, je me lance alors dans l’aventure NUSApack.


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Je ne voulais pas attendre plus longtemps pour faire de cette startup un projet social. L’objectif est dès le départ de mettre en place un modèle économique pérenne dont la finalité est de permettre le développement de projets sociaux. Je choisis donc de développer et de commercialiser exclusivement des produits qui, d’une part, répondent aux problématiques des backpackers, et d’autre part, participent au développement de projets sociaux par leur vente.

Ainsi, pour chaque accessoire de voyage NUSApack, 15% des bénéfices générés sont investis sur la plateforme de microcrédit KIVA pour financer des projets menés par des micro-entrepreneurs dans les régions les plus défavorisées du monde. Ce système de micro-prêts permet d’optimiser l’utilisation des fonds dédiés au financement de projets sociaux, puisque tout l’argent remboursé est tout de suite réinvesti dans de nouveaux projets.


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Maintenant que la boutique en ligne est lancée et que les premiers accessoires NUSApack, le VALPO et le GILI, ont été mis sur le marché, il est temps d’accélérer le développement de la marque en trouvant de nouveaux canaux de distribution et en continuant de concevoir des accessoires de voyage pour backpackers toujours plus astucieux !

L’objectif est qu’en 2018, NUSApack participe au financement de 300 nouveaux projets sociaux (soit en moyenne presque un nouveau projet par jour). Tout le monde peut nous soutenir en rejoignant la NUSApack Community sur KIVA et en participant au financement des projets que vous aurez choisi.


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Je me suis lancé seul dans le projet NUSApack et ce n’est pas toujours simple. Lorsqu’il faut prendre de la hauteur et que des décisions stratégiques doivent être prises, c’est toujours mieux de pouvoir en discuter à plusieurs.

« J’ai pris conscience de l’importance d’échanger avec d’autres lorsque l’on monte seul son projet. »



Tout en gardant un esprit critique, il est plus qu’important de demander conseil, de tester ses idées, de rechercher des avis extérieurs, au sein de son réseau et au-delà. On a tout à y gagner et rares sont les personnes qui refusent de donner leur avis.

Echanger permet de se confronter à d’autres points de vue, d’obtenir des idées nouvelles et surtout de se détacher de ses opinions personnelles, toujours subjectives, qui nous empêchent parfois de saisir certaines opportunités.

Il ne faut pas oublier que « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » !





Rédigé par Benjamin Touboul
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