La Permanence | Manesse, EM Lyon, 27 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte avec conviction les étudiants freelance depuis le début, et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Manesse, 27 ans et diplômé de EM Lyon, qui nous parle de La Permanence !


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L’idée de La Permanence est née lorsque j’étais étudiant en classe préparatoire. J’habitais à l’époque dans un petit studio que je partageais avec mon frère et je n’avais pas la place de travailler chez moi. J’avais donc pris l’habitude d’aller en bibliothèque.

Le problème est que les places en bibliothèque sont rares : beaucoup d’étudiants pour peu de places. Je me suis donc retrouvé à faire la queue pendant des heures devant les bibliothèques de Paris. Passer des heures dans une file d’attente pour étudier m’a toujours paru excessivement absurde et je me demandais souvent pourquoi personne ne proposait une solution à ce problème.

Ma classe prépa terminée, j’ai poursuivi mes études à l’EM Lyon et me suis engagé par la suite dans une carrière en finance de marché. Après deux années entre Londres et Paris à la Commerzbank, je me suis dit qu’il était temps de tracer ma route et de créer un projet dans lequel je pourrai m’épanouir. C’est donc il y a 9 mois, à l’approche de mes 27 ans, que j’ai décidé de créer La Permanence.

La Permanence, c’est le premier espace de travail étudiant ouvert 24h/24 et 7j/7 à Paris. C’est surtout le coworking le moins cher de la ville avec un prix de 1€/heure ou 80€/mois.



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« Ce projet, c’est celui dont j’ai rêvé lorsque j’étais étudiant »



La ligne directrice à laquelle je reviens toujours lorsqu’il s’agit de prendre une décision c’est : qu’aurait souhaité l’étudiant que j’ai été ?

La Permanence c’est un concept que j’ai voulu simple, direct et fluide. L’inscription se fait sur internet. A la fin du processus d’inscription, les nouveaux membres recevront par email un QR Code qu’il leur suffira de scanner à l’entrée et à la sortie de l’espace. Leur compte sera ensuite prélevé du montant correspondant au temps passé sur place.

Il y a quelques mois, trois amis ont rejoint l’aventure. Sam, Karim et Ouadia sont de vrais potes. Chacun a apporté un peu d’argent et surtout ses compétences et son dynamisme. Tous les quatre, nous sommes parvenus à former une belle team pleine d’énergie et aussi très complémentaire. Cette association a été un moment essentiel du développement du projet. Elle a donné un souffle nouveau à La Permanence et nous a aussi permis de conclure avec succès une campagne de crowdfunding ambitieuse au cours de laquelle nous avons levé plus de 9.500€.

Si l’entrée de nouveaux associés a été un moment très positif, la recherche du local a été, à l’inverse, la période la plus pénible de la création de mon entreprise. En effet, il est très difficile de convaincre les bailleurs et propriétaires de nous louer leur bien quand on n’a ni bilan ni historique d’aucune sorte. La première question est souvent : « exercez-vous déjà cette activité dans un autre établissement ? ». J’ai déposé plus d’une vingtaine de dossiers avant d’obtenir un « oui ».


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Le local que nous occupons au 4 rue du Fer à Moulin dans le 5ème arrondissement a été le premier pour lequel nous avons pu obtenir un accord du propriétaire … Au-delà de convaincre le bailleur, il faut aussi trouver l’espace qui répondra à une multitude de critères : prix, taille, agencement, accessibilité, luminosité, possibilité d’exercer notre activité, etc… Il m’a fallu plus de 6 mois de recherche intensive pour enfin signer mon bail. En bref, ce fut un vrai parcours du combattant.

« C’est dans ces moments-là que se mesure la volonté de l’entrepreneur »



Ainsi, si je devais donner un conseil aux étudiants qui ont pour projet d’entreprendre : ne se lancer que si on est sûr de s’y consacrer à 100%. J’ai vraiment fait avancer La Permanence le jour où j’ai décidé d’y consacrer toute mon énergie et de ne rien faire d’autre.

Si on se garde des solutions de repli, alors on ne sera jamais en mesure de prendre suffisamment de risques pour faire vraiment la différence. Trop de projets fantastiques vivotent pendant des mois voire des années parce qu’ils ne sont que des « sides projects ». Une fois que l’on est décidé à y aller à 100% et sans filet, alors on se surprend à réaliser l’impossible. A mon sens, le confort et la sécurité ont tendance à freiner la prise d’initiative.

Pour finir, La Permanence et Crème de la Crème partagent un objectif commun : permettre à l’étudiant de s’épanouir et faire en sorte que ses études ne soient pas simplement une succession de galères. La Permanence veut offrir aux étudiants un espace confortable qui fait tomber la contrainte des horaires de travail. Crème de la Crème leur offre des opportunités professionnelles et la possibilité de gagner leur indépendance budgétaire.


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A La Permanence, nous voulons rester fidèles à notre principe fondateur : permettre à l’étudiant de s’épanouir durant ses études. Nous espérons que cela nous mènera au succès. Mais si c’est plutôt l’échec qui nous attend au bout du chemin, nous n’aurons aucun regret et serons contents d’avoir au moins tenté notre chance.





Rédigé par Manesse
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