Créer sa start-up, c'est ...

Rédigé par Thibaut Beguier, étudiant à Rennes School of Business, 23 ans.



Il existe des milliers de raisons de créer une start-up, voici une partie des miennes. Il n’y a ni bonnes raisons, ni mauvaises ; il n’y a pas non plus de raisons conduisant au succès et d’autres menant directement à l’échec. Il y a seulement des motivations, personnelles, qui ont suffisamment d’importance pour nous convaincre de franchir le pas.


creer-startup-entrepreneuriat


Si j’ai toujours eu envie de me lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, c’est déjà parce que l’inconnu me stimule. Apprendre tous les jours un peu plus m’excite. L’entrepreneuriat, c’est le monde où l’échec n’existe pas ; il se nomme l’expérience. C’est un monde où rien n’est acquis et derrière chaque nouveau problème qui se pose, il se cache en réalité une opportunité.

« C’est un monde où le mot redondant n’existe pas, où la créativité, la curiosité et l’agilité sont reines ; où les règles ne sont pas fixées. »



Créer sa start-up, c’est le moyen de développer sa propre vision, et de la confronter à celle des autres. C’est faire évoluer une idée, aller là où on ne serait jamais allé – ce que l’on appelle communément « sortir de sa zone de confort ». C’est apprendre et progresser, au quotidien, sur des sujets peu familiers. C’est développer des compétences et surtout une expertise. Mais c’est aussi se développer en tant qu’être. Se remettre perpétuellement en question et grandir tous les jours. C’est écouter, analyser et comprendre les gens qui t’entourent.

Créer sa start-up, c’est se lever le matin sans savoir réellement à quoi va-t-on être confronté et tout ce que l’on va devoir faire de sa journée. C’est apprendre à s’adapter à un environnement continuellement mouvant et gérer les imprévus. C’est s’organiser en fonction des problèmes, opportunités et non pas en fonction de ses envies. C’est savoir qu’on fait des erreurs, peut-être 49% de mauvais choix, mais aussi 51% de bons.

creer-startup-entrepreneuriat



Créer sa start-up, c’est aussi être conscient que le mieux est l’ennemi du bien ; que la perfection n’est pas indispensable, mais que la réactivité est bien plus importante. C’est apprendre à prioriser et savoir lâcher prise sur certains aspects. Parfois même accepter qu’on ne détient pas la solution, mais que l’on peut faire différemment sans pour autant que ce soit mauvais. D’ailleurs, il faut surtout être conscient qu’il n’y a pas une unique solution ; au contraire, qu’il existe un nombre infini de chemins, chacun dévoilant des bons et des mauvais côtés.

Créer sa start-up, c’est se remettre en question, essayer et surtout écouter. C’est ne pas s’enfermer sur son idée mais la confronter à celles des autres, et admettre que tout le monde nous aide à la construire. C’est mettre son égo de côté, écouter, prendre chaque retour comme un cadeau précieux qui nous fait avancer. C’est se mettre au service des autres, du client, et faire de l’empathie sa qualité principale. Apprendre, tous les jours, de l’environnement extérieur, des réussites et des échecs de chacun, pour en ressortir meilleur.

Mais créer sa start-up, c’est surtout se charger d’une mission. Se regrouper et former une équipe autour d’une passion commune : son projet. Se lever le matin en ayant un seul but en tête : contribuer, à son échelle, à changer le monde. Derrière chaque nouveau produit, chaque nouveau service, se cache quelque chose d’impalpable mais beaucoup plus intense. Une volonté forte de révolutionner un usage, d’apporter une nouvelle dimension à la société, de faciliter une pratique. Quelque chose qui ne se résume pas à une solution technique, un business model, mais à un ensemble de valeurs, de vision, de volontés communes.


creer-startup-entrepreneuriat



Ce n’est pas physique, ce n’est pas quantifiable, ce n’est pas commercialisable, mais c’est bien plus fort que ça : c’est l’ADN même de l’entreprise. C’est la raison intangible pour laquelle on a créé cette start-up, la force qui nous anime et nous transcende à faire avancer, petit à petit, le projet. C’est l’essence même du projet, la direction sans laquelle il n’a plus aucune valeur à nos yeux. C’est aussi la passion qui a su fédérer une équipe entière et sans laquelle, l’entreprise n’a pas lieu de vivre. Réussir son projet, ne peut pas se résumer à gagner de l’argent, réussir à faire décoller ses ventes, non ; c’est arriver à se rapprocher de ce but, accomplir sa mission.

Cet article n’est pas utopique, non. Il s’agit seulement de ma vision à l’instant t, peu de temps avant d’avoir sauté le pas. Peut-être que je me trompe, mais ce ne sera pas un échec, juste une expérience, que personne d’autre ne pourra vivre à ma place.

« Un apprentissage accéléré du monde professionnel. »



creer-startup-entrepreneuriat



Surtout, je serai allé au bout de mes convictions et j’aurai, à ma façon, tenté d’accomplir ma mission. Derrière tout ça, je sais également qu’il y a beaucoup de travail, de l’énergie, des claques et des moments difficiles, et surtout une forte probabilité d’échec. C’est une expérience intense, qui ne peut pas se vivre à moitié. Même s’il y a 51% de bons moments et 49% de mauvais, je n’en tirerai que du positif. Alors, si l’envie est là, pourquoi se retenir ?





Rédigé par Thibaut Beguier
Rennes School of Business
Follow me on Medium & LinkedIn