Abricot | Antoine, ESCP, 23 ans

Chez Crème de la Crème, on supporte avec conviction les étudiants freelance depuis le début, et encore plus ceux qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Cette fois-ci, c'est Antoine, 23 ans et diplômé de l'ESCP Europe, qui nous parle de sa start-up Abricot !


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Bonjour à toutes et à tous ! Je m’appelle Antoine j’ai 23 ans et je suis né à Toulouse. Je suis diplômé de l’EDC, puis de l'ESCP Europe. En 2011, j’ai créé ma première boite Decision Vodka. J’y possède toujours des parts mais n’y suis plus actif. Mais c’est aujourd’hui en tant que co-fondateur d’Abricot, que je vais vous parler !

Parlons honnêtement ! J’ai un parcours scolaire pas franchement dingue et j’ai toujours eu beaucoup de mal à m’adapter au système hiérarchique en vigueur dans les collèges, lycées et écoles. Et pour m’en évader, j’ai très rapidement découvert l’entrepreneuriat en créant ma première boite à 18 ans.

« J’y ai découvert la possibilité d’écrire toutes les règles moi-même, d’être le maitre de mes décisions et ça, croyez-moi, c’est addictif. »



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C’est à mes 22 ans que j’ai découvert les "start-up tech", en bossant pendant 2 ans en alternance dans une boite, qui à l’époque était en early-stage, Inch. J’ai aussi découvert le monde de la French Tech via The Family (Inch en fait partie). Ce fut une vraie révélation : découvrir des dizaines et des dizaines de start-up qui tentent de révolutionner un secteur souvent avec peu de moyens et beaucoup d’ingéniosité.

Parlons un peu d’Abricot. C’est un service de rencontre d’un nouveau genre. Notre objectif, il est très clair et c’est d’ailleurs notre tagline : « Date Better ». Le constat est d’abord venu de la manière dont j’utilisais les différentes apps & sites de rencontres (j’ai été un gros consommateur de ce genre de services). Au bout de longs mois d’utilisation, j’ai fait le compte et je dois dire que le résultat m’a pas mal interloqué. Des centaines et des centaines de matches, des dizaines de conversations, une poignée intéressantes, quelques rencontres, aucune qui n’a vraiment "fitté", aucun contact gardé et surtout beaucoup (mais alors beaucoup) de temps perdu et aussi pas mal d’argent (je suis sûr que certains en lisant ces quelques lignes vont se reconnaître).

En résumé : faire de belles rencontres sur ces services est un parcours du combattant 2.0. En étudiant le marché à la loupe, on en a compris les principales raisons : il y a en moyenne 5 hommes pour 1 femme. Et en plus de ça, une femme utilise ces services en moyenne 2 fois moins de temps qu’un homme, créant logiquement un grand déséquilibre dans une optique hétérosexuelle.


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Ce cercle vicieux est en train de créer sur les services de rencontres une véritable « dating apocalypse », c’est à dire une mauvaise expérience utilisateur et utilisatrice, où le "disrespect" et l’absence de résultat en sont les principaux ingrédients. C’est ainsi que les dating apps sont devenues des « ego-game », un jeu où 90% des personnes swipent uniquement et ne datent jamais. Et c’est en observant ce phénomène qu’on s’est dit qu’il y avait un coup à jouer. On s’est lancé avec l’objectif de casser le paradigme de la rencontre et de proposer un nouveau modèle. Ainsi, Abricot a 3 spécificités :

  • Nous organisons des rencontres réelles, et sur-mesure en faisant tout de A à Z. Le premier contact entre les deux personnes se fera face to face. Nous supprimons la discussion digitale pré-rencontre.

  • Ce sont uniquement les femmes qui peuvent faire des demandes, les hommes sont, quant à eux passifs. Ils s’inscrivent et nous venons les chercher s’ils correspondent à la demande d’une de nos dames.

  • Dernier point : Abricot n’est pas une app : pas de swip, pas de discussion digitale, pas de tout ça. C’est un service personnalisé, par SMS. On a suffisamment d’apps dans nos téléphones, vous ne trouvez pas ?

Prenons un exemple : Julie s’inscrit sur notre site, en laissant son numéro. Elle va ensuite recevoir un sms de notre assistant, monsieur l’Abricot. Il va échanger quelques messages avec elle en lui posant des questions, pour connaître ses désirs et ses attentes. Abricot se mettra ensuite à la recherche d’une sélection d’hommes correspondant à ses demandes. Lorsque ce sera fait, Abricot reviendra vers Julie et lui proposera de choisir la personne avec qui elle souhaite faire un rendez-vous parmi cette sélection, ou bien de laisser ce choix à sa meilleure amie (avec qui Abricot peut prendre contact) afin de préserver la magie du premier regard. Abricot se chargera ensuite d’organiser la rencontre dans les meilleures conditions, dans des endroits d’exception. Sans qu’il n’y ait de discussion digitale auparavant, sans qu’il n’y ait de perte de temps et en s’assurant à chaque étape que tout lui convient.


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« En résumé, Abricot.co est un service de rencontre sur-mesure, à la demande des femmes, uniquement. »



Ma première rencontre, qui au final fut une relation de maitre à élève durant deux ans, c’est avec le co-fondateur de la start-up Inch, Thibaut. Je l’ai suivi partout et j’ai énormément appris à ses côtés, ainsi qu’au côté de tout le reste de l’équipe, une équipe de crack : « I was the dumbest guy in the room, but I learned a lot ». Quant à mes inspirations, elles sont tout à fait externes à l’entrepreneuriat et proviennent du milieu musical. J’ai toujours été fasciné par les personnes douées sur scène, captivantes et fascinantes. Et c’est en la personne de Jim Morrison, des Doors et de Jacques Brel que je retrouve ces caractéristiques-là. Leur maitrise de la langue anglaise & française est parfaite ainsi que leur présence sur scène. Et ces capacités peuvent être utiles à un entrepreneur quand il s’agit de pitcher.

Ah, les difficultés ! Nos meilleures ennemies. Une de nos principales, et je pense que ça l’a été pour 90% des start-up existantes, c’est de trouver son product/market fit, c’est à dire avoir un produit qui répond parfaitement aux attentes de ta cible. C’est une période relativement longue et surtout incertaine, une période durant laquelle les échecs sont nombreux avant d’accéder à des débuts de résultats. Une période durant laquelle il faut faire preuve d’abnégation, de résilience et de persévérance. Une période durant laquelle il faut être au plus proche de ses early-adopters, ne pas avoir peur de prendre contact avec eux et essayer de comprendre les raisons d’un échec. Une période durant laquelle il faut être aux aguets, prêt à plonger corps et âme dans une faille de son marché !


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« Une période durant laquelle il faut être patient, assidu, sérieux et ne jamais, surtout ne jamais, baisser les bras. »



Nous avons beaucoup d’ambition pour Abricot. Si mes associés et moi avons commencé cette aventure, ce n’est pas avec dans la tête l’objectif de se faire racheter le plus rapidement possible. Nous avons une vision et nous ferons tout pour y parvenir. Cette vision est de permettre à nos utilisateurs de faire des rencontres de qualité sans avoir à rester des heures et des heures sur leurs téléphones portables. Cette vision est de maitriser la technologie pour les en libérer et leur permettre de vivre non pas dans le virtuel mais bien dans le réel. Cette vision c’est aussi l’envie de rééquilibrer le rapport de force entre les hommes et les femmes sur les services de rencontres, en commençant par donner l’entièreté du pouvoir aux femmes, pour de vrai. 

Si je peux me permettre de donner un conseil du haut de mon début d’expérience, il se résumerait en un mot : la résilience. Au sens physique du terme, la résilience est la « capacité des matériaux à résister aux chocs ». Pour l’humain, c’est sa capacité à résister mentalement aux épreuves de la vie, en l’occurrence de son projet. Et si je pouvais en donner un second : ne jamais trop écouter les conseils des autres. Les capacités et les qualités de chaque individu sont uniques. Agir par mimétisme n’a jamais favorisé la réussite d’une boite. En revanche, écouter ses tripes, si.


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« Créer sa boite sans expérience est un exercice hautement difficile. »



J’en suis la preuve avec ma première société lors de mes 18 ans qui fut un échec. C’est après 2 ans en alternance au sein d’une start-up que j’ai appris les bonnes techniques et les bons usages. Mais tout le monde n’a pas la chance de faire une alternance, encore moins dans une boite qui nous plait. C’est à ce moment précis que Crème de la crème entre en jeu. Pour vous doter d’une expérience en start-up et vous immiscer dans leurs vies trépidantes, quoi de mieux ? Profitez-en !

PS : Abricot recherche des ambassadrices alors si vous êtes intéressées, envoyez-nous un mail à smile@abricot.co !





Rédigé par Antoine Géraud
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