7 solutions pour monter sa start-up sans argent


Eva Jamen

Etudiante @ HETIC, 23 ans



Développer une idée de projet en se lançant dans l’entreprenariat demande de la motivation et de l’organisation, mais surtout de l’argent. Que vous soyez seuls ou à plusieurs, le principal frein reste bien souvent la capacité de financement. Crème de la Crème vous livre aujourd’hui les meilleures astuces pour trouver les fonds nécessaires.


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1 - Le crowdfunding



Le principe du crowdfunding est plus simple que son nom le laisse entendre. Vous présentez vos projets auprès d’une communauté prête à vous faire des dons s’ils jugent votre idée porteuse et digne d’intérêt.

L’entreprise américaine Kickstarter reste à ce jour la plateforme la plus reconnue en la matière. Elle possède une communauté à l’échelle internationale, et affiche déjà plus de 3 000 000 000$ de financements de projets, mais surtout plus 125 000 projets intégralement financés.

La France peut également se vanter de posséder la plateforme KissKissBankBank, qui comptabilise déjà plus de 90 000 projets financés grâce aux contributeurs, et plus de 68 000 000 € récoltés. Sur cette plateforme, vous pouvez proposer vos projets les plus créatifs. Il vous suffit donc de décrire votre projet, d’indiquer le montant qu’il vous faut acquérir pour mener à bien ce dernier, et de fixer la récompense qu’obtiendra tout contributeur. Chaque récompense s’adapte au montant remis par le contributeur. Si la somme attendue est atteinte avant que le délai de la collecte ne soit franchi, vous recevrez les fonds pour démarrer votre projet, suite à quoi vous devrez remettre les récompenses promises à chaque personne vous ayant aidé. A défaut d’avoir pu collecter le montant désiré dans les temps, la contribution de chaque participant lui est restituée. L’autre avantage ici, est de pouvoir bénéficier d’un accompagnement personnalisé tout au long de votre campagne.

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Dans la même veine, on peut aussi citer Ulule, une plateforme française également, qui a déjà plus de 17 000 projets financés à son actif. Ici par contre les récompenses sont uniquement en nature. Toutefois, vous pouvez trouver des donateurs qui ne demanderont rien en retour, si ce n’est de vous voir réussir.

2 - Le crowdequity



C’est une autre forme de financement participatif, dans le sens où derrière l’aide reçue, se cache toute une communauté. En contrepartie du financement accordé, chaque contributeur reçoit des parts du capital de votre start-up. Grâce à ceux-ci vous gagnerez aussi en visibilité, car ils feront la promotion de vos produits et services, d’autant plus qu’ils ont aussi à y gagner. Vous pouvez les retrouver sur des plateformes telles que Anaxago, qui a une prédominance pour le domaine de l’immobilier. On retrouve aussi Raizers, Smart Angels, qui sont multisectoriels. Wiseed quant à elle est la première plateforme française de crowdequity, et est principalement orientée vers la santé et l’environnement. Ces plateformes vous fournissent également un accompagnement.

3 - Les Business Angels



Ce mode de financement peut être rapprochée du crowdequity, mais il faut bien les différencier. La particularité ici est que vous ne ferez pas appel à une communauté à grande échelle, mais à des profils plus spécifiques. Un Business Angel est donc une personne physique à qui l’on demande un financement pour élaborer un projet. En France, l’association France Angels permet de trouver des réseaux de Business Angels au sein desquels vous pouvez avoir accès à différentes expertises. Les Business Angels prennent une part minoritaire de votre entreprise en contrepartie du financement accordé. Ils pourront ensuite vous accompagner sur la durée. Cela leur donne droit à une place au Conseil d’Administration et/ou au comité stratégique. En 2016, c’est en Ile de France qu’on observe la plus grande concentration d’investissements qui ont été effectués par les Business Angels ; les autres régions ne sont pas pour autant en reste. C’est le digital qui est le plus prisé ; ce domaine représente 45% des investissements et 45,5% des entreprises financées.


4 - Le prêt bancaire



Du côté des banques aussi, vous pouvez trouver du soutien sous la forme de prêts et d’apport en capital. Il faut compter avec le délai de remboursement mais aussi avec le taux du prêt. Avant de vous lancer dans cette direction, assurez-vous donc de la viabilité de votre projet, tant au niveau des coûts qui seront engendrés qu’au niveau de l’objet même de votre projet. Il ne faut pas perdre de vue que s’engager dans un prêt peut très vite mener à une situation de crise financière si l’entreprise coule. On peut même en arriver à un dépôt de bilan.


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5 - Le prêt d’honneur



Vous pouvez aussi vous orienter vers le prêt d’honneur, que l’on peut obtenir auprès d’associations ou de collectivités locales. Les principaux réseaux sont Initiative France et Réseau Entreprendre. Ce prêt ne vous demandera pas de garantie ni de caution. Le crédit se fait également sans aucun intérêt, et le délai de remboursement peut s’étendre sur 4 ou 5 ans. Même si la somme prêtée est sollicitée pour faire grandir votre start-up, ce n’est pas au nom de la start-up que la demande doit être faite, mais à votre nom. Ici par contre, il faut compter sur un délai très long pour voir sa demande aboutir, et le montant prêté n’est pas non plus très élevé par rapport aux besoins qu’on généralement les start-up en mal de financement.

6 - Les subventions publiques



Les start-up ont aussi la possibilité de bénéficier de subventions et d’aides de l’Etat. On compte la Bourse Frenchtech, octroyée la BPI (Banque Publique d'Investissement) et l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) et pensée pour encourager l’innovation. Cette bourse s’adresse aussi bien aux start-up orientées vers la technologie que celles qui ne le sont pas. La contrainte qui s’impose est celle d’avoir une start-up qui ait moins d’un an et qui soit en phase de maturation. Le montant de vos fonds propres doit être au moins égale au montant du prêt que vous demandez.


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Il existe aussi le CIR (Crédit d'Impôt Recherche) qui s’octroie sous la forme de crédit d’impôt déclaratif. Ce prêt a un caractère plus restrictif car vous devez être reconnue comme étant une JEI (Jeune Entreprise Innovante) pour y prétendre. Ce statut s’obtient sous demande, et sous certaines conditions. Elle permet de financer jusqu'à 40% des dépenses en matière de R&D.

7 - Le bootstrapping


Aussi appelé "financement autonome", ce modèle est plus adapté à une start-up déjà lancée, mais en mal de financement. Avec le bootstrapping, vous pourrez développer votre projet sans grand apport extérieur, mais surtout sans toucher aux fonds de votre start-up. Plus concrètement, il s’agit par exemple de cumuler plusieurs activités accessoires au sein de votre start-up, afin de toucher les fonds nécessaires pour développer votre projet de base.

Prenez donc du temps pour évaluer les ressources dont vous disposez déjà, vos véritables besoins, et pour établir vos perspectives d’avenir. Orientez vous ensuite vers le modèle avec lequel vous êtes le plus en accord, voire même cumuler différents types. Vous n’avez donc plus de raison de ne pas laisser vos projets voir le jour, ni de laisser votre start-up aller à la perte.