PUMPKIN | Hugo, EDHEC, 29 ans

EDHEC
Co-Fondateur @Pumpkin
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Je m'appelle Hugo Sallé de Chou, 29 ans. Je suis passé par l'EDHEC avant de développer mon projet. Après une année de césure à San Francisco, je suis revenu des idées pleins la tête et un pied dans le futur. Je me suis lancé dans l'entrepreneuriat aux côtés de Constantin Wolfrom et Victor Lennel pour créér Pumpkin, une application pour faire des micro - virements simplement et rapidement !






J’ai commencé mon cursus par des études de droit à Assas, puis, licence en poche, j’ai pris la première sortie direction école de commerce et j'ai atterri à l’EDHEC (Lille). En césure, j’ai rejoint Dailymotion d’abord à Paris puis à San Francisco. C’est là que j’ai découvert le paiement mobile. Un jour, un pote américain me doit $10, il me fait télécharger une app (je suis super sceptique !) et quelques secondes plus tard, les voilà sur mon téléphone ! C’est tout bête, mais ça a changé ma vie.






#Motivation



De retour à Lille après l’épisode Californien, il me reste un an d’étude. J’ai donc un peu de temps libre et la frustration d’avoir abandonné le paiement mobile pour revenir à la préhistoire.

Dans ma promo, Constantin Wolfrom revient d’Afrique (Tchad / Kenya) et a lui aussi constaté l’explosion du paiement mobile via la solution MPESA. Ensemble on creuse un peu le sujet et posons les prémices de Pumpkin. Le projet prend forme à la suite d’un start-up weekend où nous rencontrons Victor Lennel qui devient le 3e associé et CTO.

Ma première motivation était de construire un produit vraiment cool qui pourrait changer et simplifier la vie de mon entourage. Trois ans plus tard, c’est toujours la même chose sauf qu’aujourd’hui c’est plus de 1000 nouveaux inscrits par jour et une équipe de 30 personnes à gérer.







Le projet



À notre retour en France, nous avons constaté que le paiement mobile n’existait pas et que les solutions disponibles pour les échanges d’argent entre particuliers étaient complexes et obsolètes (virements et liquide inclus !). Pumpkin est une application qui permet d’envoyer de l’argent gratuitement et instantanément depuis son mobile. Il suffit de connaître le numéro de téléphone du destinataire (exit les RIB), de rentrer un montant et d’envoyer… et c’est 100% sécurisé !

On a ensuite rencontré Victor, développeur mobile et fan de sécurité informatique. C’est à ce moment là qu’on a pu commencer à passer de la théorie à la pratique. Au départ, on a fait juste un petit POC avec 200 beta testeurs qui nous ont confirmé que le besoin était réel et que le produit plaisait (malgré les bugs !). Ça nous a bien dopé pour la suite et nous n’avions plus qu’un enjeu : être présent partout. Lorsqu’on a lancé Pumpkin, il n’y avait pas de business model. C’était un peu flippant d’être face à cet inconnu, mais nous avions :

  • une équipe solide

  • de la traction

  • le sentiment de créer quelque chose de vraiment utile.

Cela ne nous a pas empêché de passer des nuits d’insomnie à « brainstormer » pour trouver la meilleure manière de gagner de l’argent sans compromettre Pumpkin.







Rencontres clés



Dès le départ, nous avons été accueillis et incubés par Euratechnologies à Lille. Là-bas nous avons rencontré d’autres entrepreneurs, nous avons développé notre vision, réévalué notre ambition, construit notre équipe. Le principe de l’incubateur est simple et efficace : apprendre les bonnes pratiques / bons filons d’entrepreneurs légèrement plus matures et éviter de faire les mêmes erreurs qu’eux.

L’incubation est un moment assez magique et très intense émotionnellement. On chemine entre bonnes et mauvaises nouvelles comme sur des montagnes russes. Le pire ennemi de l’entrepreneur à ce moment-là c’est le choix. Le seul moyen d’avancer : prendre une décision.

Depuis cette époque (pas si lointaine !), nous avons pris l’habitude de nous inspirer d’entrepreneurs et de startups un ou deux niveaux au-dessus de Pumpkin dans l’exécution. Autrement dit, inutile d’essayer de copier Blablacar quand t’as 10 personnes dans la boite, en revanche c’est très inspirant de parler acquise avec Critizr, relation client avec Trainline (à l’époque Capitaine Train), user experience avec Cheerz, de com avec Le Slip Français, etc.







Problématiques


  • Anticiper le financement initial de la startup, mais aussi celui du/des fondateurs (bourse, chômage, réserves, etc).

  • Partager par écris ses ambitions et engagements avec ses co-fondateurs, vérifier que ça colle bien Il faut rapidement faire des choix / prendre des décisions. Lorsqu’on se trompe on apprend, mais ne pas choisir et attendre c’est se planter à coup sûr.

  • Rester humble et ambitieux, ce n’est pas antinomique, au contraire.

  • Apprendre vite (lectures, rencontres, faire les choses soi-même, etc).

  • Mettre le client / user au centre de tous les process… pour du vrai !

  • Être plus rapide et meilleur que les autres et se remettre en cause dès que ce n’est pas le cas







#Futur



Pumpkin a changé ma vie, en tant que fondateur, mais aussi en tant qu’utilisateur. Cette application à littéralement transformé mes habitudes et celles de centaines de milliers de personnes. Quand je me projette à long terme j’imagine un Pumpkin qui continue sans cesse à innover, à muter, à se réinventer pour continuer à avoir un impact significatif et positif sur le quotidien de ses utilisateurs.
A court terme, cette vision se construit chaque jour en avançant pas à pas dans la bonne direction.


Conseils


  • Il faut foncer ! Surtout ne pas être trop cérébral. Entreprendre ça commence sur le terrain et avec les moyens du bord. Il faut réussir à tester son concept le plus tôt possible et récolter des véritables feedbacks objectifs de la part de clients / utilisateurs.

  • Il faut aussi apprendre à se faire confiance. Beaucoup « d’experts » du secteur nous ont démontré par a + b que notre projet n’était pas viable, que c’était une connerie et que nous perdions notre temps. En fait ces personnes nous aident beaucoup car on apprend à démonter leurs arguments et cela enrichie notre pitch. N’oubliez pas que le visionnaire, c’est vous, pas eux !



À relire : HelloZack | Pierre-Emmanuel, ESSEC, 24 ans


On entend souvent que les écoles de commerce « c’est de la merde », qu’on n’apprend rien, qu’on fout rien, etc. Pour moi ce sont des formidables tremplins, mais il ne faut pas se contenter des quelques heures de cours de son planning hebdo. C’est l’occasion de s’éclater à travers des projets associatifs ambitieux et passionnants, de commencer à travailler pour des boites géniales comme Pumpkin grâce à des boites géniales comme la Crème de la Crème !