À 24 ans, elle devient CEO de PWC

EM Lyon
#CEO for One Month
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Je m'appelle Arielle, j'ai 24 ans et je suis en dernière année de master à l’EMLyon. En septembre dernier, j'ai participé à l'opération CEO for One Month organisé par The Adecco Group France pour PWC. Ce concours visait à sélectionner un jeune talent pour lui permettre d'expérimenter la vie d’un CEO pendant un mois. J'ai ainsi pu devenir le bras droit de Bernard Gainnier, Président de PwC France pendant 1 mois.






Comment as-tu découvert Crème de la Crème ?



J’ai découvert Crème de la Crème à EMLyon par des amis qui m’en ont parlé et m’ont conseillé de jeter un coup d’œil aux missions proposées. J’ai beaucoup aimé le concept et je me suis inscrite sur le site.


Quelles sont tes compétences, spécialités et expériences pro ?



Je suis d’un esprit curieux, motivée par une soif de découvrir, c’est ce qui m’a guidé ces dernières années dans mes choix professionnels et personnels. Mon parcours a été jalonné de stages, d’un échange académique et d’une mission humanitaire dans trois pays : Chine, Grande Bretagne et Maroc. Passionnée par l’entrepreneuriat et l’écosystème de l’innovation, j’ai une expérience professionnelle à la direction de l’Innovation d’AXA à Paris et dans un Venture Capital à Shanghai. Sportive et férue de voyages, j’allie mes deux passions en me donnant le défi de courir les semi-marathons des plus grandes villes d’Europe.

Qu’est-ce qui t’a poussé à participer à l’opération CEO for one Month ?



J’ai trouvé le concept, être dans les pas d’un CEO pendant un mois, exceptionnel et unique. C’est aussi pour le challenge que j’ai participé à l’opération : concourir face à 5000 autres candidats et relever le défi à chaque étape du processus de recrutement, après tout je n’avais rien à perdre !


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Parle-nous un peu de cette expérience atypique ?



J’ai eu la chance de partager le quotidien de Bernard Gainnier, Président de PwC France et Afrique francophone, au mois de septembre dernier, une période de l’année à l’agenda extrêmement chargé. J’ai accompagné Bernard Gainnier dans toutes ses réunions internes à PwC et mais aussi externes ainsi que dans ses déplacements (La Baule et à Abidjan).

Ainsi, dès le premier jour de #CEO1Month, j’ai assisté au Comité Exécutif de PwC France et Afrique francophone qui se tient tous les lundis. Au bout de deux semaines, je me trouvais avec Bernard Gainnier à un rendez-vous client avec le PDG d’une société d’assurance-crédit. Tout au long de l’aventure, j’ai beaucoup échangé avec Juliette Dumas, l’autre finaliste qui a été retenue pour être le bras droit d’Agnès Hussherr, Human Capital Leader Global & France chez PwC. Cela nous permettait d’enrichir nos observations mais aussi de mieux comprendre les enjeux de PwC sur les sujets liés aux ressources humaines et à la transformation culturelle de l’entreprise.






Quels en sont les principaux enjeux ?



PwC France et Afrique francophone a enclenché une transformation culturelle profonde. Un exemple notable ce sont les bureaux de Crystal Park, situés à Neuilly qui ont été complétement refaits et repensés pour plus de collaboration. CEO for One Month s’inscrit dans cette nouvelle culture d’entreprise impulsée par l’équipe de direction. Le programme montre aux jeunes collaborateurs en interne mais aussi en externe aux jeunes étudiants que PwC est une entreprise qui se challenge, se réinvente, qui est différente et ouvre le champ des possibles (intégrer deux jeunes étudiantes au Comité Exécutif était quelque chose d’impensable il y a quelques années !). L’enjeu était pour moi de communiquer un maximum sur l’aventure et de faire vivre jour par jour mon expérience via les réseaux sociaux avec le hashtag #ArielleC1M.

Quelles problématiques as-tu rencontrées ?



J’ai d’abord découvert le mode de gouvernance très spécifique de PwC. C’est une collaborative d’associés, qui implique un fonctionnement bien différent des entreprises que je connaissais jusqu’à présent. J’ai également pris conscience du défi de fédérer une entreprise aussi grande que PwC aux métiers, business units et practices divers, en France et dans les pays d’Afrique francophone.

Qu’est ce que t’a apporté cette expérience ?



Mon expérience a été très riche de rencontres qui m’ont inspirées. J’ai été très étonnée de la diversité des parcours au sein des équipes que j’ai pu rencontrer au sein de PwC.
« Sois toi même » est un apprentissage fort de cette expérience, c’est probablement le meilleur conseil qu’on m’ait donné et que j’ai suivi dès début du processus de recrutement mais aussi tout au long de l’expérience CEO for One Month. Enfin, et c’est sûrement la chose la plus importante, se souvenir qu’il faut toujours s’adresser à ses interlocuteurs avec respect et humilité, peu importe leur titre.

Quelle est la plus-value au sein de ton environnement ?



Tout au long du mois, j’ai eu la volonté d’échanger avec un maximum de jeunes collaborateurs afin de comprendre leurs quotidiens et leurs attentes. C’était une source précieuse d’informations qui m’a permise de réfléchir et de présenter mes idées pour innover dans la communication entre l‘équipe de direction et les jeunes collaborateurs au cours du dernier comité exécutif auquel Juliette et moi avons participé.

Tes ambitions, tes projets ?



Mes projets sont très divers, passer plus de temps avec ma petite nièce, réussir mon permis de conduire, et continuer à aider mon grand oncle, qui a eu une vie très riche et inspirante, à écrire ses Mémoires. Professionnellement, j’aimerais commencer en conseil en stratégie.

Comment vois-tu le futur du travail ?



Je pense qu’il y a de grandes modifications dans l’organisation des entreprises qui se mettent en place, à l’image de ce qui s’enclenche chez PwC. La mondialisation du travail a amené à la création de grandes entreprises lesquelles ont aujourd’hui besoin de plus d’agilité et de collaboration en interne et donc travaillent de plus en plus avec des petits acteurs, des PME et des start ups, qui nourrissent le tissu économique local. D’autre part, les organisations des grandes entreprises vont vers des modèles plus inclusifs, pour plus de dialogue entre toutes les différents collaborateurs de l’entreprise et permettre de faire émerger des idées et accueillir les différences.



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