L’émancipation grâce au freelance | Chili

Sciences Po Paris
#Consulting, #Business Development, #Startup
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Esteban Fabiao, 26 ans, passé par un Master Finance & Stratégie à Sciences Po et aujourd’hui Freelance Startup Consultant, principalement en Business Development, au Chili pour quelques mois.






En entrant à Sciences Po, comme beaucoup d’autres, je n’avais pas une idée très précise de ce que je voulais faire. Ou plutôt : comme beaucoup, j’envisageais de faire du journalisme ou de travailler dans la fonction publique... sans savoir que je finirai par devenir freelance !

1 - D’un monde à l’autre : de l’entreprise corporate à l’univers start-up



Au fur et à mesure de mes premières années d’étude, et pour diverses raisons, ma vocation de journaliste ou de haut fonctionnaire s’est vite évanouie. Mais c’est au cours de mon échange au Brésil (Sao Paulo) et au contact d’étudiants d’école de commerce que j’ai véritablement décidé de me tourner vers l’entreprise. En choisissant un Master en Finance & Stratégie, je pensais m’orienter vers le conseil, 1er débouché de Sciences Po. Après une expérience en cabinet de conseil, je me suis rendu compte que la “stratégie” à un niveau un peu abstrait et à grand renfort de présentations PowerPoint me laissait sur ma faim… J’avais besoin d’apporter une véritable contribution à des projets concrets.

C’est pour cette raison que j’ai ensuite voulu intégrer la Direction de la stratégie d’une grande entreprise dont les enjeux stratégiques me semblaient passionnants. Malheureusement, une fois passée l’euphorie des premiers jours en grande entreprise, je me suis aperçu que l’exécution de ces “projets concrets” laissait à désirer, surtout lorsqu’il s’agissait de rivaliser avec des startups et leurs fameuses méthodes agiles.

D’où un soudain intérêt pour ces entreprises à la culture si particulière et qui prétendent révolutionner le monde. Pris d’une mordante envie de découvrir la culture entrepreneuriale “à l’américaine” qui fascine tant sur le Vieux Continent, je me suis alors mis en tête de partir aux Etats-Unis pour quelques mois. Et j’ai eu la chance d’intégrer un réseau d’incubateurs pour entrepreneurs à impact social pour lancer les opérations à Austin (Texas), une ville qui se rêve en nouvel Eldorado des startups et de la tech. Ce fut une excellente expérience pour moi et acheva de me convaincre que je voulais contribuer au succès de jeunes pousses ambitieuses.

2 - Des premiers pas en tant que freelance… au séjour au Chili !



De retour en France, j’ai alors créé mon statut d’auto-entrepreneur. J’avais lu combien cette procédure était censée être facile et j’ai été ravi de voir que c’était effectivement le cas ! J’avoue avoir eu un peu d’appréhension à l’idée d’être “livré à mon propre sort” - d’autant que je n’ai pas rejoint Crème de la Crème tout de suite - mais l’abondante information disponible en ligne m’a fourni tout ce dont j’avais besoin pour être rassuré.

Toujours très intéressé par l’entrepreneuriat social, j’ai d’abord commencé par collaborer avec une startup à impact social parisienne que j’avais rencontrée dans un meetup. L’équipe étant à ce moment-là encore très réduite (elle était composée quasi uniquement des deux co-fondateurs), j’ai énormément apprécié d’avoir de l’autonomie et surtout un impact significatif sur l’avancée de la stratégie de business development. Cette contribution dont on peut aisément voir les fruits est ce qui me semble être le plus valorisant dans le travail réalisé en tant que freelance !

Une fois cette collaboration terminée, je suis parti en direction de Santiago, au Chili, où je rejoignais ma copine en stage dans un cabinet d’audit. C’est surtout à partir de là que j’ai pu mesurer ce qu’apporte la plateforme de Crème de la Crème ! N’étant physiquement plus présent à Paris, je n’étais plus en mesure de démarcher des clients comme je pouvais le faire en allant directement à la rencontre des entrepreneurs. Après m’être inscrit sur Crème de la Crème, j’ai été surpris d’avoir un taux de réponse à mes sollicitations assez élevé ! J’imaginais que, comme sur d’autres plateformes, il serait peut-être difficile pour les plus novices de décrocher leurs premières missions en étant mis en concurrence avec potentiellement beaucoup d’autres freelances. Bien sûr, on ne peut pas toujours décrocher toutes les missions mais les conseils délivrés sur la plateforme, aussi bien dans la FAQ que par les dévoués et très réactifs Account Managers, sont très pertinents et aident beaucoup !

Côté organisation, j’essaie de m’assurer un minimum d’activité avec des missions récurrentes ou sur plusieurs mois auxquelles je tente d’ajouter des missions plus ponctuelles, qui me permettent d’augmenter mon taux d’occupation et, bien sûr, les revenus qui vont avec. Si être freelance ne garantit pas les mêmes filets de sécurité qu’un CDI, cela permet également de bénéficier d’une liberté et d’une flexibilité dont on dispose beaucoup moins autrement. Ainsi en freelancing, le travail “en remote” est presque la norme ! On ne peut sans doute pas tout faire à distance mais pouvoir travailler depuis un peu partout et choisir ses horaires de travail en se concentrant sur le résultat produit me procure en tout cas personnellement un vrai sentiment de liberté ! Ce qui me laisse donc par exemple l’opportunité d’explorer les paysages très variés du Chili.

3 - Le freelancing comme tremplin vers un futur job en startup ?



L’autre liberté que je vois dans le freelancing, c’est celle de choisir ce que l’on souhaite apprendre ou approfondir. Aujourd’hui, j’effectue surtout des missions de “lead generation” (apport de prospects qualifiés) mais je m’intéresse beaucoup au “product management”, cette discipline encore assez mal connue en France mais si importante pour les startups software qui consiste essentiellement à être la voix de l’utilisateur / du client dans le développement du produit. J’estime ne pas encore pouvoir proposer des services en product management mais à côté de mes activités, j’essaie d’en apprendre le plus possible sur le sujet pour pouvoir peut-être à terme devenir product manager dans une startup dont le produit m’enthousiasme.

Plus largement, je vois le freelancing comme un superbe tremplin, peu importe les choix de carrière que l’on fait après. Pour moi, c’est peut-être l’idée d’un job en startup mais le raisonnement est valable pour tout emploi. Je pense qu’avec le freelancing des plus juniors, on a là la traduction concrète d’une formidable vague sur laquelle j’invite le plus grand nombre à surfer : celle du primat de l’expérience pratique sur le diplôme. Avec des entreprises qui valorisent de plus en plus les expériences entrepreneuriales des nouveaux collaborateurs qu’elles cherchent à embaucher, je pense qu’avoir une expérience en freelance pendant ses études permet de développer des qualités qui feront ensuite très certainement la différence. Une fois qu’on a réussi à démarcher des clients, à les satisfaire avec le travail fourni, à gérer son temps et sa petite comptabilité tout seul, on dispose de précieux atouts pour devenir un excellent élément en entreprise !

En cela, j’adhère pleinement à la mission de Crème de la Crème et je ne peux que recommander à tout étudiant d’avoir confiance en soi et de faire confiance à l’équipe de la plateforme car elle contribue réellement au succès de chacun. C’est un excellent moyen de choisir et faire grandir la personne que l’on veut devenir !

Esteban @Sciences Po Paris
#Consulting, #Business Development, #Startup