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“Le but du freelancing ? Trouver du sens sur le long-terme.”

En 2019, nous avons à coeur de mettre en avant notre communauté. Ce nouveau format de portraits met en lumière le parcours et l’expertise de nos meilleurs freelances.

Fin janvier, nous avons organisé un petit-déjeuner pour les UX/UI DesignersLucas Didier est venu nous présenter une mission sur laquelle il travaille pour l’un de nos clients.

Focus sur son parcours, son métier, ce qui l’anime et comment il aborde le futur dans sa vie de freelance.

En 2014, après avoir fait ses 2 premières années à HEC Paris, Lucas commence un stage en Product Management chez PayPal. Il termine ses études avec un Master 2 en partenariat avec Telecom ParisTech et 42 et enchaîne ensuite avec un poste de Product Manager chez BlaBlaCar pendant deux ans et demi. Là-bas, il découvre l’UX Design grâce au logiciel Sketch, qui l’introduit à la notion de parcours-utilisateur.


Depuis quand es-tu freelance et pourquoi as-tu décidé de devenir indépendant ?

Je me suis lancé en freelance à la fin du mois de Juillet 2018. J’ai fait ce choix pour trois raisons. D’abord, je voulais monter en compétences sur les différents outils de design UX et UI : il me fallait donc du temps, que je n’avais pas lorsque j’étais salarié.

Ensuite j’avais envie de concrétiser des side projects dont, Graviti,  un service qui permet à à deux utilisateurs de trouver le lieu de rencontre idéal.

Et enfin je voulais explorer un nouveau mode de vie : celui de digital nomad.

En bonus et même si cela n’a pas été un élément qui m’a poussé vers le freelancing à la base, j’ai aussi eu l’opportunité de donner des cours de Product Management et UX Design dans des écoles, notamment à HEC et à l’ISCOM. J’ai vraiment accroché avec le fait de transmettre mes connaissances par la pédagogie. Cela permet de structurer et clarifier tout ce que l’on a en tête.

 

Qui sont tes clients ?

Je travaille principalement avec des startups ou des entrepreneurs qui démarrent ou qui ont une idée en tête. Je suis sur la même longueur d’ondes qu’eux. Ils sont à l’aise avec la manière dont je fonctionne, notamment le fait de travailler en remote, sans pour autant me demander des updates toutes les heures. C’est avant tout une question de culture.

 

Quelles ont été les grandes étapes de ta vie de freelance ?

Au début, la prospection me faisait vraiment peur. Je me demandais si j’allais réussir à trouver suffisamment de clients prêts à payer pour ce que je faisais, dans la mesure où je ne suis pas développeur, c’était compliqué, je n’avais pas vraiment de hard skills. Tout s’est accéléré quand j’ai rejoint le collectif Mozza, composé de freelances qui font la même chose que moi.

Ensuite, vers septembre-octobre j’ai découvert le cauchemar administratif et honnêtement, j’ai un peu galéré à tout comprendre. C’est un cap à passer qui peut paraître effrayant au début : la paperasse, les vrais et faux courriers, les arnaques…

La prochaine étape c’est vraiment d’aller plus loin : pour moi le freelancing n’est pas une fin en soi. Ça doit me permettre de faire quelque chose d’autre : profiter d’un mode de vie sympa, développer un side project, pratiquer une passion… Trouver du sens sur le long-terme finalement.

 

Que faut-il pour exceller quand on est Product Manager ?

C’est un mix de différentes choses :

  • Il faut un regard design affûté avec en permanence un oeil sur la tendance, pour garder en tête les bonnes pratiques design qui distingueront une application chaotique et complexe d’une application intuitive, ergonomique et simple d’utilisation.
  • Une connaissance business accrue, pour traiter toutes les problématiques liées au marketing notamment : l’acquisition, la rétention, la fidélisation etc.
  • La connaissance et la conscience des contraintes techniques, qui vont entrer en jeu au moment du développement du produit final.
  • Une culture des différents business et de leurs usages, pour pouvoir travailler avec n’importe quel client. À titre d’exemple : une application de fitness va plutôt utiliser la gamification tandis qu’une application de voyages misera sur les points et la fidélité.

 

Finalement être un bon Product Manager c’est résoudre l’équation du design, du business et de la tech tout en ayant une connaissance du fonctionnement des autres industries.

Ensuite, du point de vue humain, je dirais qu’il faut énormément d’empathie pour pouvoir se mettre dans la peau de l’utilisateur final. Par exemple, si je design une appli pour des retraités, je vais éviter de créer quelque chose trop à la pointe de la technologie. Ça sera quelque chose de très simple avec deux boutons, une grosse police et des couleurs plutôt sympas. Il faut aussi être en veille permanente sur tout ce qui se fait. Si tu te déconnectes pendant 3 ans et que tu continues à designer comme il y a 3 ans, t’es complètement hors-jeu.

 

Quel aspect te plaît le plus dans ce que tu fais ?

Ce que j’aime vraiment, c’est qu’on arrive sur des friches, il y a peu de choses en place, et tout est à faire. L’avantage à cela c’est qu’on a un terrain de jeu énorme pour construire quelque chose de beau en terme d’UX. Et surtout : nos clients nous demandent de partir dans tous les sens et sans limite.

Par exemple en ce moment, on crée une application permettant de gérer les tâches dans le foyer familial. On ne nous demande pas de créer un énième Trello. Alors on va aller piocher notre inspiration dans des univers UX diamétralement opposés : on va regarder les applications pour les teenagers, les applis de learning et les outils de productivité type Slack. Tout ça pour proposer à la fin une solution radicale, complètement nouvelle. Et puis souvent on arrive et le client ne comprend rien à l’UX. C’est assez grisant : ce qui est évident pour nous ne l’est pas pour eux, on apporte de la valeur.

 

Que signifie le mot succès pour toi ?

Pour moi le succès c’est quand tu t’épanouis tellement que tu ne te poses aucune question sur le cadre pro qui t’entoure. Le salaire, la nature des tâches qui te sont confiées, ton manager… quand tous les indicateurs sont au vert. C’est trop réducteur de limiter le succès à la réussite financière.

 

Le mot de la fin : quel est ton prochain objectif en tant que freelance ? Il y a des choses que tu aimerais explorer ?

J’aimerais bien approfondir mes connaissances en UI Design, j’ai déjà travaillé sur des missions pour des clients mais j’aimerais aller plus loin et rester fier de ce que je délivre. Ça implique logiquement encore quelques formations.

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