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Reverse mentoring : faire appel aux freelances pour accélérer sa transformation

Le mentoring est une pratique qui existe depuis des siècles et qui a continué de se perpétuer avec le temps. De nombreux écrits datant de la mythologie grecque parlaient déjà de ces savants partageant leurs conseils et leur expérience auprès des jeunes apprentis en quête de savoir.

Aujourd’hui, en pleine ère du numérique et dans ce monde économique en constante évolution, le « Reverse Mentoring » gagne en popularité. Traditionnellement mis en place dans les grands groupes comme IBM dans les années 90, ce concept commence à émerger dans plusieurs entreprises en France.

Dans cet article, nous verrons :

  • Les grands enjeux du Reverse Mentoring
  • L’opportunité évidente de monter en compétence pour les entreprises
  • Le rôle que peuvent jouer les freelances dans ce partage de connaissances
  • Les questions à se poser pour mettre en place une session de Reverse Mentoring

 

Les enjeux du Reverse Mentoring ?

Depuis une dizaine d’années, de nouvelles technologies ne cessent d’intégrer notre quotidien. Pour de nombreuses entreprises, il faut donc évoluer en profondeur : intégrer de nouveaux processus, utiliser de nouveaux outils ou recruter des profils armés des dernières compétences. Cette transition implique alors des changements structurels importants. Le problème, c’est qu’on ne sait pas toujours comment s’y prendre.

C’est à ce moment-là que le « Reverse Mentoring » intervient. Plus qu’un simple « buzzword », ce terme cache en réalité de véritables opportunités, tant pour les entreprises que pour les salariés.

Le principe est simple : donner la possibilité à un « digital native » d’accompagner un manager ou un dirigeant sur ses problématiques de transformations digitale et technologique.

Pour ces personnes ayant grandi dans un environnement web, l’usage d’applications récentes leur paraissent instinctif. Prenons un exemple. Le concept du chatbot conversationnel est largement compris par cette génération. Les applications professionnelles sont évidentes, car ces jeunes (et parfois moins jeunes) de l’Internet comprennent rapidement les enjeux et les usages possible dans un cadre entreprise.

« Même dans un groupe comme Accenture, où la moyenne d’âge est de 32 ans, nous nous sommes aperçus que certains dirigeants, tout en connaissant l’existence de ces outils, n’osaient pas se lancer par méconnaissance des codes. » Arnaud Babin, Social Média Manager chez Accenture

 

L’opportunité du Reverse Mentoring pour les managers

Au sein d’une structure, ces actions de mentoring vous permettent de réunir dans une même pièce plusieurs générations. Et autant de profils différents. C’est une très bonne opportunité de créer un lien entre elles. Vous dynamisez ainsi votre culture d’entreprise, dans laquelle le partage de connaissances se fait dans les deux sens.

Chez Agorize, Benjamin Rombaut occupe le poste d’Opération Manager et nous explique que même avec une moyenne d’âge jeune, ces séances ont été créées sur la base d’un constat simple : « On a remarqué que sur certains sujets, on voyait des personnes régulièrement en difficulté.

On perdait beaucoup de temps à expliquer la même chose plusieurs fois, à différents membres de l’équipe. Comme cela devenait handicapant, on s’est dit : et si on organisait des petits ateliers de formation sur des sujets précis, directement présentés par des personnes expertes sur leurs compétences ? ».

C’est ainsi que dans cette entreprise sont nés les « Smartshares », des ateliers qui ont lieu à la fois sur une partie du temps de pause et une partie sur le temps de travail.

 

Augmenter en compétences

Pour les personnes ayant un parcours déjà bien rempli, c’est une formidable occasion pour monter en compétences sur certains sujets précis. Tout en ayant la possibilité d’échanger avec des experts sur certaines thématiques. Cela peut aller du Machine Learning à l’Inbound Marketing, tout en passant par des stratégies de Social Ads.

Pour les digital natives, c’est l’occasion de valoriser leur savoir et leurs compétences en transmettant leurs connaissances à leur tour. Ils peuvent ainsi échanger avec des collaborateurs plus expérimentés et apprendre d’eux en retour.

Par exemple, les softs skills sont souvent oubliées dans leur parcours d’apprentissage. Il n’y a pas de recette magique, certaines techniques s’acquièrent au gré de l’expérience. Le Reverse Mentoring est aussi là pour faire circuler les bonnes pratiques.

Par ailleurs, notre économie voit son nombre de travailleurs indépendants en pleine croissance. Ces freelances, experts sur les dernières compétences du marché, peuvent être des acteurs de choix pour vous accompagner sur des thématiques liées au digital et aux nouvelles méthodes de travail.

 

Quel rôle à jouer pour les freelances ?

Le rapport Deloitte commandé par Facebook l’an dernier met en avant le fait que les entreprises de moins de 50 personnes accusent un retard dans l’intégration d’outils digitaux dans leur organisation par rapport au reste de l’Europe : 89% d’entre elles n’en seraient pas équipées.

Avec 3,5 millions de TPE/PME, les opportunités d’accompagnements sont bien là. Cependant, on ne devient pas mentor du jour au lendemain.

Avoir des connaissances ne veut pas forcément dire que l’on sait les transmettre correctement. Bien qu’il n’y ait pas de processus définis, certains éléments peuvent permettre aux freelances de sortir leur épingle du jeu.

Comme le disait Steven Spielberg : « L’équilibre délicat du mentorat n’est pas de les créer à votre propre image, mais de leur donner l’occasion de se créer eux-mêmes ».

 

Échanger avant de construire

Afin que le contenu soit efficace et ciblé, il faut réfléchir à sa structure. Cette réflexion doit se construire autour d’une phase de découverte approfondie à la fois avec les employés et les managers. Il faut les questionner sur leurs problématiques, leurs attentes et leur niveau de connaissances sur le sujet.

Sans avoir travaillé cette étape, il y a de fortes chances que la session ne soit pas efficace car le besoin initial ne sera pas compris.

 

Penser la formation dans sa globalité

Remontons (un peu) en arrière lorsque nous sommes tous passés par le lycée. Il arrivait parfois que vous n’arriviez pas à suivre un cours pour différentes raisons. À l’époque, aviez-vous fait l’effort de lever la main pour demander au professeur de recommencer son explication ?

Dans une entreprise, c’est aussi ce qu’il se passe. Il arrive que nous ne posions pas de questions lorsqu’on ne comprend pas. Pour éviter cela, il est impératif de créer une atmosphère bienveillante. Comment réussir ça ?

Cela peut se faire par des actions simples avant, pendant et après une session de formation. On peut l’imaginer sous forme de jeu pour que tout le monde puisse bien se connaître. Ou encore lors d’un afterwork pour échanger de façon informelle autour d’un verre.

Ce climat ne s’instaure pas en 5 minutes. C’est la raison pour laquelle il faut anticiper plusieurs sessions pour aborder les problématiques et les questions sous des angles différents.

Et surtout, pensez à accompagner vos intervenants en faisant le bilan de leur intervention pour qu’ils puissent eux aussi se perfectionner et prendre confiance en eux. La pédagogie doit être soigneusement orchestrée.

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Prendre en compte les retours

Comment savoir si le mentoring a fonctionné ?

Il faut être capable de mesurer ses actions. Le schéma classique peut passer par une évaluation ou un petit test en fin de session. Le format doit être ludique pour récupérer un maximum de retours.

La critique doit être constructive. Ne vous limitez donc pas sur les remarques que vous pourrez avoir. Tout ne peut pas être parfait. Surtout au début.

Le retour sur expérience est décisif car il permettra de savoir si l’intervenant est sur la bonne voie. Sans ça, vous risquez de faire perdre du temps à vos équipes et donc, de la productivité. Cela aura l’effet inverse que celui initialement souhaité.

« Au départ, on a eu du mal à faire venir les personnes de l’équipe aux premiers ateliers. » nous confie Benjamin. « Mais en accompagnant les intervenants en les aidant à corriger leurs erreurs pour perfectionner leurs présentations, on réussit à rendre ces séances plus attrayantes et plus abouties. »

Aujourd’hui, ils leur arrivent de refuser du monde et les personnes se proposent elles-mêmes pour réaliser des ateliers divers et variés. Les membres de l’équipe s’entraident désormais pour gagner en qualité. Le processus fait désormais totalement partie intégrante de la culture de l’entreprise en France. Leur prochaine étape : internationaliser la démarche dans leurs bureaux en Asie.

 

Il est temps de passer à l’action !

Managers, vous avez  l’opportunité de faire monter en compétences vos collaborateurs et vous-mêmes sur des sujets fortement liés à vos enjeux business.

Ce phénomène est encore récent en France, c’est donc le moment de s’y intéresser de plus près. Les indépendants, comme d’autres organismes sont aujourd’hui capable de vous accompagner pour envisager la transformation de votre entreprise avec plus de sérénité.

Une dernière question pour vous : Quels sont les sujets sur lesquels vous aimeriez être accompagnés ?

N’hésitez pas à y répondre en commentaire de l’article.

« L’équilibre délicat du mentorat n’est pas de les créer à votre propre image, mais de leur donner l’occasion de se créer eux-mêmes. » Steven Spielberg

Alexandre Coulaud, freelance consultant en création et développement de communautés en ligne.

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